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Convergences à Saint-Paul de Vence

Pilier des arts plastiques belges depuis les années 1970, Albert Baronian expose à la Fondation CAB.

Depuis 2024 et sa décision de fermer sa galerie bruxelloise, Albert Baronian est devenu un commissaire très demandé, exposant successivement au Centre Wallonie-Bruxelles (Paris), au Centre d’Art Bonisson à Rognes (sud de la France), l’été dernier à la galerie QG (Knokke), à Paris, chez le galeriste Alexis Lartigue, avenue Matignon, pour Abstractions Croisées, avec l’Allemand Max Frintop, le Belge Jean-Baptiste Bernadet, et une figure du xxe siècle, Hans Hartung. À Art Basel, la Fédération des associations européennes de galeries d’art (FEAGA) lui décernait son Lifetime Achievement Award.

Il enchaîne depuis novembre à la Fondation CAB (Bruxelles et Saint-Paul de Vence), créée par l’investisseur belge Hubert Bonnet, avec Convergences, exposition dédiée à quelques figures passées et présentes du minimalisme.

Olaf Holzapfel © Fondation CAB
Olaf Holzapfel © Fondation CAB

Conceptuel et minimal

« Après trois expositions au CAB Bruxelles, c’est ma première à Saint-Paul-de-Vence. Hubert [Bonnet] a appris que je fermais ma galerie, il m’a invité. Mon idée centrale, explique le commissaire,  consistait à réunir des artistes qui travaillent sur la transformation », autour de François Morellet (1926-2016), un « père » de l’art conceptuel et minimal français qui «  toute sa vie a exploré la géométrie, le système et le hasard. » Il n’est donc pas étonnant que la diagonale soit omniprésente dans les œuvres de Convergences (diagonales dont on sait qu’elles convergent à l’infini).

On retrouve donc autour de cette figure la Belge Charlotte vander Borght, qui détourne des matériaux industriels en les soumettant à sa rigueur constructiviste, assortie d’une poétique symbolique. Autre Belge, Alain Biltereyst transpose le langage graphique urbain et publicitaire, notamment des logos de flancs de camion, en compositions abstraites et rythmiques, oscillant entre trivialité et abstraction. Quant à l’Allemand Olaf Holzapfel, il sculpte la nature, le tissage de la laine argentine, et la paille d’Europe de l’Est, transformés en architectures planes.

Lire aussi: Les Maisons CAB, là où l’art est en vie | Forbes Belgique

 

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