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Les actualités tech de ce début d’année, avec un retour sur le CES

Le mois de janvier qui vient de se terminer a été une nouvelle fois riche en actualités technologiques. Petit tour en revue des principales annonces, dont la plupart ont été faites en plein désert du Nevada…

Un CES en mode jouet…

Commençons en effet par revenir sur le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, organisé au début du mois de janvier et où Forbes Belgique était présent. Une fois n’est pas coutume, c’est une entreprise a priori totalement étrangère au monde de la tech qui y a fait le plus parler d’elle: Lego.

© Lego

Le géant des petites briques de construction a en effet dévoilé des blocs interactifs, dotés de sons et de lumières. Ces Lego Smart Play peuvent réagir en fonction de la situation, de la manière dont le Lego constitué est tenu en main ou lorsqu’un petit personnage jaune s’approche. Pour Lego, c’est là l’une des plus importantes innovations introduites depuis plusieurs dizaines d’années. Et cocorico, elle a été co-développée par le Belge Maarten Simons.

…mais aussi avec des assistants IA…

Toujours à Las Vegas, et cette fois dans la célèbre salle de spectacles The Sphere, Lenovo a convié les plus grands acteurs de la tech pour faire étalage de tout son savoir-faire dans de nombreux produits, solutions et services. Sur scène, le CEO du géant chinois, Yuanqing Yang, entouré de son homologue de Nvidia, Jensen Huang, de la patronne d’AMD, Lisa Su, mais également des dirigeants d’Intel, Lip-Bu Tan, et de Qualcomm, Cristiano Amon, ou encore du président de la Fifa, la Fédération internationale de football, Gianni Infantino. Rien que ça!

Pas loin de deux heures de keynote où Lenovo a notamment annoncé le lancement de « Football AI Pro« , qui fournira un accès aux données interprétées par l’IA aux supporters et aux 48 équipes en compétition lors de la prochaine Coupe du monde de football aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Le public pourra aussi avoir accès aux images capturées par des caméras que portera l’arbitre et qui permettra de comprendre ses décisions.

 

© Lenovo

L’enseigne chinoise a également dévoilé son premier smartphone pliable au format livre mais aussi, et surtout, un assistant IA baptisé Qira, qui suivra l’utilisateur d’un appareil à un autre, qu’il s’agisse d’un ordinateur, d’un smartphone, d’une tablette, d’une télévision connectée ou encore d’un autre objet connecté. L’IA partagera une mémoire commune entre tous ces appareils. L’idée est de créer ainsi un système aussi harmonieux que ce qu’est parvenu à faire Apple avec ses iPhone, Mac et autres iPad, où les appareils communiquent des données entre eux de manière transparente et où l’IA est capable d’effectuer des tâches de façon autonome et pas seulement de produire un contenu sur demande.

….qui vous font gagner du temps et sauvent des vies

Toujours en matière d’IA, Samsung a profité du CES pour démontrer à quel point cette technologie, désormais intégrée dans tous les appareils technologiques possibles et imaginables, pouvait devenir un compagnon de vie et nous aider à gagner du temps et de l’énergie dans notre quotidien. Que ce soit une machine à laver qui analyse le contenu du tambour pour adapter son fonctionnement, au frigo capable de vous indiquer ce qu’il y reste comme produits et quelle recette vous pourriez préparer sur cette base. Sans compter des avancées scientifiques.

 

Benjamin Braun © Samsung/Stuart Bailey

« L’IA est désormais capable de détecter des problèmes au cerveau ou des signes de démence grâce par exemple au smartphone que vous utilisez tous les jours. L’appareil peut analyser les données qu’il récolte et déceler si vous avez un souci répété dans l’écriture d’un message, si vous refaites plusieurs fois une même erreur, etc. Et ainsi, cette intelligence artificielle peut sauver des vies« , explique Benjamin Braun, le Chief Marketing Officer de Samsung Europe, dans un entretien avec Forbes. D’après lui, les données aident les gens à vivre en meilleure santé et plus longtemps.

Et le responsable du géant technologique sud-coréen de rappeler les capacités pro-actives de l’IA, qui peut adapter de manière autonome la luminosité d’une pièce en fonction de l’obscurité ou lancer un aspirateur-robot quand personne ne se trouve à la maison. « C’est une IA utile, qui vous redonne du temps, vous permet d’économiser de l’argent et de préserver votre santé », résume-t-il. L’IA travaille pour vous, sans que vous ayez nécessairement besoin d’apprendre comment cette technologie fonctionne. »

Et les Belges au CES ? 

Les géants de la tech n’étaient toutefois pas les seuls présents à Las Vegas. Une vingtaine d’entreprises belges sont en effet allées représenter nos couleurs et défendre l’expertise technologique belge lors de cette grand-messe mondiale de l’électronique.

On peut notamment relever deux annonces côté belge. L’entreprise liégeoise Tonomia a, tout d’abord, présenté son concept de centres de données IA développé avec l’américain AMD, un des grands acteurs américains des puces électroniques derrière le mastodonte Nvidia (et ses plus de 4.500 milliards de dollars de valorisation boursière). Ce « TonoForge » centre de données prend place dans un conteneur maritime. Si on multiplie le nombre de conteneurs, qui sont facilement et rapidement installables un peu partout, on finit par obtenir une usine d’IA, le tout avec une consommation énergétique très réduite et pour un coût bien moindre que si l’on devait faire sortir tout un bâtiment de terre, avec le temps que cela implique.

TonoForge © Tonomia

 

Tonomia est spécialisée dans des solutions d’énergie solaire durable pour les applications pilotées par l’IA. Lors du CES, elle a aussi annoncé sa volonté de faire émerger « un futur champion mondial de la souveraineté de l’intelligence artificielle » en alliant certaines de ses solutions avec celles de Shield AI. Cette 2e entreprise belge, wallonne elle aussi, agit au cœur des interactions entre les utilisateurs et les intelligences artificielles et sécurise les prompts, les documents, les e-mails, les flux de données et les réponses générées par l’IA, tout en garantissant anonymisation, traçabilité et conformité. Bref, elle protège les usages afin d’éviter la fuite d’informations sensibles. Ses clients sont toute entreprise, organisation (internationale) ou administration recourant à des robots conversationnels en son sein ou pour interagir avec ses clients.

 

© Shield AI

Un cloud hébergé en Belgique

L’actualité tech des dernières semaines ne se résume heureusement pas qu’au seul CES de Las Vegas.

Côté belge encore, on peut pointer l’annonce d’Amazon, via sa filiale Amazon Web Services (AWS), de déployer un cloud souverain en Europe, avec une extension notamment en Belgique. Un service qui s’adresse aux autorités et entreprises voulant héberger leur données sensibles en Europe et non plus ailleurs dans le monde. Une thématique de souveraineté numérique plus d’actualité que jamais ces derniers mois, avec le risque redouté que les autorités américaines ou chinoises puissent un jour accéder aux données stockées dans les deux pays.

 

L’infrastructure sera développée en Allemagne, avant de s’étendre à d’autres pays européens, dont la Belgique.

La tech dans l'(e-)commerce

Le service suédois Klarna, célèbre pour son option de paiement différé (« Buy now, pay later »), vient de lancer une carte de débit en Europe, et donc en Belgique, à l’image de ce que plusieurs néobanques comme Revolut ou Wise proposent déjà. Cette carte Visa est entièrement gratuite, permet de payer sans frais de change et, cerise sur le gâteau, permet de payer de manière différée un achat. Les dépôts y sont garantis jusqu’à près de 100.000 euros, comme en Belgique, car l’institution a le titre de banque réglementée en Suède.

© Klarna

Petite nouveauté toute récente: les services de paiement différé, comme celui de Klarna, sont désormais interdits aux mineurs d’âge en Belgique.

Des jeunes qui grandissent avec un recours devenu automatique, si pas quotidien, à des robots conversationnels comme Gemini ou ChatGPT.

Pour le premier d’entre eux, OpenAI a annoncé en janvier sa volonté de commencer à tester la publicité aux États-Unis pour les formules gratuite et Go, « afin que davantage de personnes puissent bénéficier de nos outils avec des limites d’utilisation plus élevées ». Les abonnements Pro et Enterprise ne sont, eux, pas concernés. Une volonté concrétisée depuis le 10 février dernier.

La maison-mère de ChatGPT assure que les réponses sont toujours guidées par ce qui est le plus utile, et jamais par des intérêts publicitaires, et que les données et conversations restent protégées et ne sont jamais vendues à des annonceurs.

Dans un premier temps, les tests porteront sur des annonces en bas des réponses dans ChatGPT lorsqu’il existe un produit ou service sponsorisé pertinent en lien avec la conversation en cours. Les annonces seront clairement identifiées et séparées de la réponse principale. Elles ne seront pas diffusées en lien avec des sujets sensibles ou réglementés comme la santé (y compris la santé mentale) ou la politique.

 

Le second robot conversationnel, quant à lui, ne cesse de connaitre des évolutions. La dernière importante en date est celle qui permettra de faire ses achats en ligne à l’aide de Gemini. Google s’est en effet associé à des détaillants afin d’améliorer l’expérience d’achat des clients, notamment grâce à un nouveau protocole de commerce agentique open source.

Ce protocole n’est pour le moment disponible qu’aux Etats-Unis mais il préfigure ce qui pourrait bientôt arriver chez nous. Il a été conçu pour répondre aux besoins des détaillants ET des clients, en plaçant la relation client au centre des préoccupations, depuis la découverte jusqu’à la décision et au-delà. Il a été développé avec des leaders du secteur aux Etats-Unis comme Shopify, Etsy, Wayfair, Target et Walmart, et approuvé par plus de 20 autres entreprises, dont Visa, Mastercard, Carrefour ou encore Zalando.

La recherche en ligne est un point de départ essentiel pour les achats sur internet, rappelle Google. Depuis 2021, son Shopping Graph fournit des informations sur les produits en temps réel. Il contient plus de 50 milliards de fiches produits, comprenant les stocks, les prix et les avis. Plus de 2 milliards de ces fiches sont actualisées toutes les heures.

Si la découverte est souvent la partie la plus agréable du shopping, la prise de décision quant à l’achat est parfois plus compliquée. Désormais, les agents conversationnels peuvent nous aider à passer d’une étape à l’autre.

Grâce à l’intégration de Gemini dans le processus, si vous recherchez une valise par exemple, le protocole permettra au commerçant de personnaliser un prix « nouveau membre  » ou de proposer instantanément une inscription au programme de fidélité. Pour les clients fidèles, les détaillants peuvent proposer des offres spéciales basées sur leurs achats passés ou suggérer des ajouts utiles, tels que des cubes de rangement, lors du paiement. Et en quelques clics via Google Pay, l’achat sera terminé sans même quitter la conversation.

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