Aux Barmes de l’Ours, le luxe ne s’exhibe pas. Il se ressent dans le parfum d’une assiette, la chaleur d’un feu de cheminée, le moelleux d’une serviette après le spa. Déjà étoilé côté Table, cet hôtel-restaurant au pied des pistes de Val d’Isère a ajouté à son trousseau une Clef Michelin, récompensant son approche singulière de l’hospitalité. Rencontre avec Valérie Boulenger, directrice, et Antoine Gras, chef des cuisines.
Les Barmes de l’Ours mêlent exigence cinq-étoiles et esprit familial. Vastes espaces de vie, 76 chambres et suites ouatées, trois restaurants et un spa ouverts à la clientèle extérieure, une boutique de matériel de ski, une galerie d’art contemporain, des livres disséminés un peu partout… et des enfants. « Parce qu’un hôtel sans enfants, c’est un hôtel sans vie », sourit Valérie Boulenger, directrice des Barmes de l’Ours depuis 2010.

Si le Guide Michelin reste la référence des gastronomes, il inspire désormais aussi les voyageurs en quête de séjours d’exception. En 2024, le Guide Rouge a lancé la Clef Michelin pour saluer les hôtels offrant une expérience hors du commun – distinction que Les Barmes ont reçue dès la première édition. « C’est la reconnaissance d’un travail de fond en hôtellerie, qui complète la signature culinaire de notre chef », explique Valérie. Chaque jour, 155 personnes sont à l’œuvre, très professionnelles, mais jamais guindées, nombreuses à revenir d’une saison à l’autre, après un été passé aux Roches, second établissement du groupe au bord de la Méditerranée. Les regards se croisent, la confiance se tisse, entre collègues comme avec les clients. Et c’est dans ce quotidien partagé, riche de sourires et d’attentions, que l’âme de la maison prend toute sa mesure.
Un travail de fond en hôtellerie, qui complète la signature culinaire de Notre chef – Valérie Boulenger, directrice
Le patrimoine au-delà du produit
Le chef Antoine Gras orchestre les trois cuisines des Barmes : La Rôtisserie, où la rôtissoire apparente embrase la cuisine ouverte ; le Coin Savoyard, temple des fondues et raclettes sans complexe ; et la Table de l’Ours, gastronomie étoilée faite de bouillons fumants, mijotés luisants, gestes paysans. Si le cuisinier devait citer un produit ? « Le Beaufort, autant pour son goût que pour ceux qui le façonnent, avec qui j’aime partager cafés, alpages et réflexions culinaires. »
Un produit ? Le Beaufort, autant pour son goût que pour ceux qui le façonnent – Antoine Gras, chef

« Le spa offre 1 000 m² de bien-être aux non-skieurs comme aux skieurs, qui profitent des remontées mécaniques plus rapides qu’autrefois pour rentrer plus tôt de l’effervescence des pistes », souligne Valérie. Espace aquatique, saunas et hammam enveloppants, soins et massages régénérateurs, en complicité avec Sisley, marque française chère à la maison : une parenthèse de détente absolue, prolongée par un salon de coiffure et une salle de sport équipée par Technogym.

Aux Barmes de l’Ours, le chic s’invite au cœur d’un environnement brut. Sans opportunisme ni tape-à-l’oeil. « On est là depuis longtemps, et on aime profondément ce qu’on fait », résume Antoine. Valérie, Parisienne d’origine, ajoute : « J’ai toujours dit que j’habiterais à Val d’Isère quand je serais grande. » Chaque matin, elle vient travailler à pied, lève les yeux vers la montagne. Et la magie recommence.
LES BARMES DE L’OURS.
Mnt de Bellevarde, 73150 Val-d’Isère (FR).
www.hotellesbarmes.com
