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My Arbor: le luxe suspendu entre ciel et forêt

Perché à flanc de montagne au cœur du Sud-Tyrol italien, l’hôtel My Arbor semble flotter entre brume et lumière. Construit sur pilotis parmi les arbres, il offre une échappée idéale aux citadins en quête de silence et d’air pur. En arrivant, la route serpente à travers les pins, jusqu’à ce que la silhouette de l’hôtel apparaisse, suspendue au-dessus de la vallée.

Depuis la piscine à débordement, le regard embrasse les vignobles dorés et les cimes enneigées de l’Isarco. À la surface de l’eau chaude, la pluie dessine des cercles de vapeur. L’air vif glisse sur la peau, chargé d’un parfum de pin et de terre humide.

© My Arbor

À l’intérieur comme à l’extérieur, le bois règne en maître. Dans le grand hall d’entrée, des troncs descendent littéralement du plafond pour accueillir les visiteurs. Inspirées par la nature environnante, les 104 suites, réparties en trois catégories, allient style alpin moderne et lignes contemporaines, toutes tournées vers la vallée.

Le spa, baigné de lumière, prolonge cette immersion. Piscine, bain à bulles, saunas, hammams et salles de relaxation s’y succèdent dans une atmosphère feutrée. Les soins, réalisés avec des ingrédients naturels tels que le pin de montagne ou l’aloe vera, apaisent corps et esprit. Grâce aux grandes baies vitrées, la forêt entre littéralement dans l’hôtel, offrant à chaque hôte la sensation de flotter dans les arbres.

© My Arbor

Et parce qu’un tel décor se savoure aussi par les sens, chaque repas devient un rituel. Petit-déjeuner au lit, buffet sur la terrasse, en-cas légers à midi : tout conduit au dîner gastronomique de sept plats, où les produits locaux rencontrent la créativité du chef.

Une histoire de famille

L’histoire de My Arbor, c’est aussi celle de la famille Huber, qui a réussi à concrétiser un rêve ancien : créer un lieu où la nature ferait écho à la modernité. Originaires de la région, Markus et Renate Huber rêvaient depuis longtemps d’un hôtel suspendu dans la forêt de la Plose, chaînon montagneux au nord-est des Dolomites. Début des années 2000, la chance leur sourit : un terrain dans la vallée d’Isarque, à mille mètres d’altitude, est à vendre.

« Au début, il n’y avait rien. La station de ski peinait à survivre faute d’hébergements »

Fille de Markus et Renate, Alexandra Huber, responsable des ventes et du marketing, raconte la genèse de l’hôtel. « Il n’y avait rien. La station de ski et les sentiers, rattachés à un investisseur privé, peinaient à survivre faute d’hébergements. L’investisseur répétait que sans hôtels, il allait devoir fermer. Quand un agriculteur a mis sa terre en vente, mes parents l’ont achetée et tout a commencé. Nous avons lancé un concours d’architecture et sélectionné le projet Tree Hotel de Wolfgang Meraner, Paul Seeber et Gerhard Tauber. En quinze mois, ils ont fait construire l’hôtel. Nous étions le premier établissement hôtelier du coin; d’autres sont arrivés ensuite et la station de ski s’est développée progressivement, avec des investissements réguliers au fil des ans ».

Depuis son ouverture en 2018, l’hôtel n’a cessé de grandir, avec l’ajout de suites de luxe, de jacuzzis sur la terrasse et d’un spa haut de gamme. La famille Huber demeure le pilier de la gestion quotidienne de l’hôtel. « Nous sommes six au total. Mes parents, mon frère et moi, ainsi que nos deux conjoints. Mon frère et sa partenaire sont responsables de la partie gastronomie. Mon conjoint s’occupe des ressources humaines, des aspects techniques, des investissements et des finances. Et ma mère s’occupe beaucoup des relations avec les clients. Elle supervise le spa, la décoration et l’entretien ménager », explique Alexandra.

Markus Huber quant à lui passe beaucoup de temps à Albisano, au bord du lac de Garde, où la famille possède une exploitation agricole. « Nous cultivons 20 hectares de terre où nous produisons nos fruits et légumes, notre huile d’olive et notre vin. Nous avons aussi nos poules. Et nous apportons tous ces produits à l’hôtel et les offrons à nos clients, ou nous les transformons en sauces tomate ou en confitures afin d’en profiter toute l’année ».

Forêts, vergers et sommets

Depuis My Arbor, il est possible de participer à des randonnées guidées au cœur des châtaigneraies, des vergers de pommiers et des vignobles. L’hôtel propose chaque semaine un programme d’activités varié : randonnées guidées, circuits gourmands, séances de yoga, balades en VTT, méditation et infusions en sauna.

L’hiver, la télécabine de Plose, située à 350 mètres à peine de l’hôtel, emmène les skieurs directement sur les descentes ensoleillées du Tyrol du Sud. Les amateurs de randonnée ou de raquette trouveront leur bonheur sur les itinéraires hivernaux qui traversent le paysage enneigé. « Ici, nous nous focalisons sur les skieurs qui apprécient le ski de façon détendue et agréable. Certains préféreront prendre leur petit-déjeuner tranquillement jusqu’à 10 heures, puis skier pendant quelques heures, savourer un bon repas, avant de revenir se détendre dans les installations du spa. C’est un équilibre que les visiteurs apprécient vraiment », souligne Alexandra Huber.

Pour rejoindre ce lieu de quiétude, la compagnie SkyAlps propose plusieurs vols par semaine depuis Anvers vers l’aéroport de Bolzano. Après environ une heure et demie de vol à bord d’un avion à hélices, il faut compter une quarantaine de minutes en voiture pour rejoindre My Arbor.

Escapade à Bressanone

À quelques kilomètres de l’hôtel, la petite ville de Bressanone (ou Brixen en allemand) ravira les amateurs de culture. Dans les rues de la cité baroque, ce sont les sonorités de l’allemand qui dominent. Partie intégrante de l’empire austro-hongrois, le Sud-Tyrol n’a été rattaché à l’Italie qu’en 1918. Malgré les efforts du régime fasciste pour « italianiser » de force la région, les trois quarts des habitants parlent toujours allemand aujourd’hui.

Bressanone a également fait office de lieu de villégiature pour le pape Benoît XVI. 

Ancien siège de la principauté épiscopale, la cité abrite une cathédrale et son cloître aux fresques peintes dont les origines remontent à l’an 980. Haut lieu du catholicisme alpin, Bressanone a également fait office de lieu de villégiature pour le pape Benoît XVI, qui y passait régulièrement une partie de son été pour écrire et se ressourcer.

À quelques encablures, le monastère des chanoines augustins de Novacella (ou Neustift) constitue une halte agréable pour les randonneurs. Fondé en 1142 par l’évêque de Brixen, le cloître est le plus grand du Sud-Tyrol. Ancien hospice pour pèlerins, il est aujourd’hui un centre alliant agriculture, culture et formation, avec ses caves et ses jardins. Son architecture éclectique, mêlant styles roman, gothique, renaissance et baroque, témoigne de son importance historique.

Un hiver en clair-obscur

Dès la fin du mois de novembre, les artisans locaux installent leurs stands de bois sculpté, de décorations, de produits gourmets et d’artisanat traditionnels pour un marché de Noël enchanteur. Niché dans le centre historique de la ville, le marché transforme Bressanone en féérie hivernale où lumière, musiques et saveurs se mêlent pour célébrer la Nativité. C’est l’endroit idéal pour trouver des idées cadeaux pour ses proches ou simplement passer un moment chaleureux avec du vin chaud, des dumplings ou des beignets sucrés.

Quelle que soit la saison, My Arbor permet de se ressourcer et de retrouver une paix intérieure. Un séjour au cœur des Dolomites, propice à la détente et à la contemplation, où la beauté de la nature invite à la sérénité. Seul bémol, à la fin du séjour, on n’a aucune envie de rentrer.

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