Introduction
Le Sénat américain a adopté jeudi une législation visant à bloquer les tarifs douaniers mondiaux imposés par le président Donald Trump, marquant une victoire largement symbolique pour les critiques bipartites de l’agenda commercial du président.
Faits clés
- La résolution a été adoptée par 51 voix contre 47, avec les sénateurs Rand Paul du Kentucky, Mitch McConnell du Kentucky, Susan Collins du Maine et Lisa Murkowski de l’Alaska se joignant aux démocrates.
- La législation appelle spécifiquement à la fin de l’urgence nationale déclarée en avril par Trump pour autoriser des tarifs « réciproques » contre d’autres pays.
- La Chambre des représentants, contrôlée par les républicains, est peu susceptible d’approuver la résolution, bien que le vote au Sénat marque un nouveau désaveu des tarifs de Trump.
- Le Sénat a également approuvé cette semaine deux résolutions distinctes visant à bloquer des tarifs de 35 % contre le Canada et de 50 % contre le Brésil.
Contexte
La résolution adoptée jeudi avait initialement échoué au Sénat en avril, peu de temps après que Trump a annoncé ses tarifs « Liberation Day » contre des dizaines de pays et de partenaires commerciaux de longue date. Le président a utilisé les tarifs ou la menace de taux plus élevés contre les alliés dans les négociations commerciales, concluant récemment des accords avec le Japon et la Corée du Sud, qui verront les tarifs réduits en échange de centaines de milliards de dollars d’investissements aux États-Unis. Trump a reçu des critiques bipartites face aux tarifs, les détracteurs affirmant que le coût des tarifs est principalement supporté par les consommateurs américains, une affirmation soutenue par des économistes.
Détail annexe
L’adoption de la résolution est survenue quelques heures après que les États-Unis ont accepté de réduire les tarifs sur le fentanyl contre la Chine à 10 % et de prolonger d’un an la pause sur les tarifs « réciproques » existants contre la Chine. La Chine a accepté de suspendre son blocage des exportations de matériaux rares pour une autre année.
Cet article a été écrit par Antonio Pequeño IV et traduit par Forbes.be.
