Six activistes climatiques belges et françaises ont pris la mer début octobre en direction du Brésil. L’objectif de cet équipage 100% féminin, composé notamment de trois Forbes 30 Under 30, est de rejoindre d’ici quelques jours, et en voilier (!), Bélem, en Amazonie. C’est là que débute aujourd’hui COP 30, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. L’ambition du projet Women Wave Project est de réinventer le récit écologique, de tisser des ponts entre les continents et de porter à cet événement d’envergure mondiale une voix intersectionnelle pour davantage de justice sociale, climatique, de genre et raciale. Le tout en évitant l’avion et son impact environnemental.
L’activiste climatique Adélaïde Charlier voyage aux côtés de Maïté Meeûs, activiste pour les droits des femmes, et de la Française Camille Étienne, qui milite elle-aussi pour la justice climatique. Outre ces trois Forbes 30 Under 30, l’équipage est composé de la vidéaste Coline Balfroid, de Mariam Toure, activiste pour les droits humains, et de Lucie Morauw, qui a à la fois les casquettes d’activiste pour la justice climatique et de vidéaste.

La présence de vidéastes n’est pas innocente puisque le voyage est accompagné d’un documentaire permettant de retracer cette aventure hors-norme, qui sera diffusé fin 2026 et de contenus sur les réseaux sociaux du projet. Le Women Wave Project a ainsi pour ambition de donner de la visibilité aux femmes dans la navigation et l’activisme mais aussi de porter une voix engagée.
Cette expédition 100% féminine, également composée de quatre skippeuses, a rencontré quelques soucis juste avant son départ, le bateau qui devait les emmener au Brésil ayant finalement conne une avarie. Les six activistes ont remué ciel et terre pour finalement en trouver un autre, qui n’est autre que « L’esprit d’équipe », un bateau français qui avait remporté le « Whitbread Round the World », une course autour du monde, en 1986. Il a pris la mer depuis Cherbourg, en France. Une halte à Lanzarote a eu lieu il y a quelques jours, avant de se lancer dans la traversée de l’Atlantique. Seul petit souci, vu l’âge du bateau, il n’y a pas de pilote automatique, ni de signal GPS par satellite, ce qui oblige à naviguer manuellement en permanence.
La COP30 interviendra dix ans après l’accord de Paris sur le climat, qui avait pour objectif de limiter le réchauffement climatique en maintenant l’augmentation de la température mondiale « bien en dessous de 2°C » par rapport à l’ère préindustrielle, et si possible à 1,5°C. Depuis lors, peu d’avancées dans ce but ont été engrangées et le climat est de moins en moins prioritaire dans les politiques gouvernementales, pour la plupart sujettes à de drastiques économies. L’administration Trump actuelle ne permet pas non plus de compter pleinement sur les Etats-Unis dans ce combat pour le climat…
Or cette Conférence doit concrétiser la sortie des énergies fossiles, tandis que les Etats sont censés remettre des plans de réduction de leur gaz à effet de serre permettant de respecter les engagements pris en 2015.
Dans le cadre de ce projet, le 11 septembre dernier, la galerie d’art ixelloise The Vault Art Gallery a accueilli une soirée exclusive mêlant art contemporain, design et engagement climatique. L’événement avait pour point d’orgue la vente aux enchères de The Unexpected Boat, une œuvre monumentale née de la collaboration entre l’artiste Samuel Levy et la Maison Savile. Ce bateau unique, un skiff, incarne la rencontre entre patrimoine maritime et création artistique et veut interroger notre rapport aux océans et aux ressources naturelles.

Collectionneurs, mécènes, décideurs et personnalités du monde de l’art et de la culture étaient réunies pour une expérience unique, rythmée par la cuisine du chef César Lewandowski (Top Chef) et les desserts haute couture de L’Atelier Nicolas. Environ 80 invités ont put profiter d’un cadre exclusif et d’un dîner haut de gamme.
Grâce à la générosité des participants, plusieurs toiles et une sculpture ont trouvé acquéreur, marquant le succès de cette vente, dont une partie des fonds a été reversée au Women Wave Project.
