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Louvain, épicentre de la réponse technologique européenne

Le centre de recherche louvaniste Imec incarne désormais la réponse que veut envoyer l’Europe au reste du monde en matière de souveraineté technologique. Il est en effet devenu l’épicentre de la recherche sur les technologies de puce les plus avancées, là où des géants américains comme Nvidia ou asiatiques (Samsung et autres acteurs chinois) font la loi, avec l’inauguration récente de la ligne pilote européenne NanoIC. Montant total de l’investissement: 2,5 milliards d’euros.

La décision d’héberger une telle ligne pilote pour des transistors de moins de deux nanomètres remonte à mai 2024. En à peine un peu plus d’un an et demi, Imec a concrétisé le projet. Il a récemment été inauguré en grandes pompes en présence de la commissaire européenne Henna Virkkunen, du Premier ministre Bart De Wever et du ministre-président flamand Matthias Diependaele. Plusieurs d’entre eux ont revêtu une tenue adaptée pour l’occasion.

Désormais, une salle blanche de 2.000 m² dédiée à la technologie de puces inférieures à 2 nanomètres est donc disponible sur le campus de Louvain. Elle est accessible aux entreprises de toute l’Europe, qui peuvent y tester et développer leurs innovations. Elle vient s’ajouter à 10.000 autres m² de salle blanche pré-existants. Le tout doit permettre à Imec de jouer un rôle clé dans l’ambition européenne de devenir l’un des leaders mondiaux dans le domaine de l’innovation et de la production de puces.

Car plus il y a de transistors dans une puce électronique, plus celle-ci est puissante. Or les demandes en matière de semi-conducteurs et de puissance intégrée ne font que croitre, de manière exponentielle qui plus est, que ce soit pour l’intelligence artificielle, les véhicules autonomes, les soins de santé ou la technologie mobile 6G.

Le projet ne s’arrête en outre pas là puisqu’avec le soutien des autorités européennes, belges et flamandes – et leur solide réseau de partenaires industriels –, l’institut va bientôt commencer la construction d’une toute nouvelle salle blanche sur son site de Louvain, ce qui représentera une superficie supplémentaire de 4.000 m² et sera essentiel pour permettre à l’initiative NanoIC européenne d’atteindre sa vitesse de croisière.

Sur une période de cinq ans, la ligne pilote NanoIC sera en effet équipée de plus d’une centaine d’appareils de pointe, répartis entre l’Imec et les campus de ses partenaires de recherche CEA-Leti (France), Fraunhofer (Allemagne), VTT (Finlande), CSSNT-UPB (Roumanie) et Tyndall National Institute (Irlande).

L’investissement dans la ligne louvaniste est conséquent: 2,5 milliars d’euros. La Flandre a pris 750 millions d’euros à sa charge, suivie par l’Union européenne (700 millions). Les partenaires privés, dont le producteur néerlandais de machines pour l’industrie des semi-conducteurs ASML, s’accaparent la part du lion, avec plus d’un milliard d’euros.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du règlement européen sur les semi-conducteurs, dont l’ambition principale est de doubler la part de l’Union européenne dans la production mondiale de puces pour atteindre 20% d’ici à 2030.

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