Fondée par Marie Guérin, ancienne rédactrice en chef de ELLE Belgique, la Matrimoney Academy se présente comme une plateforme d’éducation financière et culturelle destinée aux femmes à haut profil. Elle ouvre ses portes le 24 mars au Corinthia Brussels avec, en invitée principale, Ilham Kadri, première femme à avoir dirigé le groupe Solvay et dirigeante la mieux rémunérée du Bel 20 en 2025.
L’argent comme objet de culture, et non de vulgarisation. C’est le pari que formule la Matrimoney Academy, nouvelle initiative d’éducation financière qui inaugure son premier cycle le 24 mars prochain au Corinthia Brussels. Derrière le projet, une figure connue du paysage médiatique belge : Marie Guérin, ancienne rédactrice en chef du magazine ELLE Belgique, qui ambitionne de créer un espace de formation exigeant, délibérément offline, à la croisée de la culture économique, de l’art de vivre et de la transmission.

Ilham Kadri en tête d’affiche
Pour ce coup d’envoi, la Matrimoney Academy a choisi une invitée dont le parcours illustre précisément les enjeux qu’elle entend explorer. Ilham Kadri, chimiste de formation et docteure, a été en 2019 la première femme à prendre la tête du groupe Solvay, avant de piloter la scission historique qui a donné naissance à Syensqo. En 2025, elle demeure la dirigeante la mieux rémunérée du Bel 20, dans un paysage européen où moins de 10% des grandes entreprises cotées sont dirigées par des femmes.

La question posée pour cette première soirée est explicite : que révèle l’argent quand une femme exerce le pouvoir au plus haut niveau ? Les échanges seront structurés et animés par Salma Haouach, ingénieure de gestion diplômée de Solvay et chroniqueuse économique pour Forbes, autour de quatre axes : l’argent comme langage de pouvoir, la légitimité et la prise de décision, le pouvoir économique et la responsabilité, et la transmission sur le temps long. Des interactions live avec le public via Wooclap ponctueront la conversation.
Un format premium, une pédagogie en trois cycles
La soirée se prolongera autour d’un walking dinner signé Christophe Hardiquest (Le Petit Bon Bon), accompagné de bulles. Le cadre, le format et les partenaires choisis résument sans ambiguïté le positionnement de la Matrimoney Academy : celui d’un espace qui revendique l’exigence autant que l’expérience sensorielle, et qui tourne délibérément le dos à ce qu’elle qualifie de « finance spectacle ».
La plateforme structure sa pédagogie en trois cycles annuels. Le premier, « Les Fondations », aborde la finance personnelle et l’indépendance économique. Le deuxième, « Les Horizons », s’intéresse à la diversification et à la stratégie patrimoniale. Le troisième, « Les Sommets », traite de transmission, de philanthropie et d’impact. Chaque soirée réunit cinquante participantes dans un cadre pensé, selon les organisatrices, pour la qualité des échanges autant que pour l’expérience.
Du patrimoine au matrimoine
Derrière l’initiative se dessine une ambition conceptuelle qui mérite attention. Le mot « patrimoine » vient du latin pater. La Matrimoney Academy entend construire son pendant : un matrimoine, défini comme un héritage pensé, constitué et transmis par les femmes, non comme contre-pouvoir symbolique, précise la fondatrice, mais comme « architecture autonome ».

Le ticket d’entrée, fixé à 280 euros pour une soirée limitée à cinquante places, situe sans détour le public visé et la nature de l’offre. Le dress code, lui, résume l’esprit du lieu en une formule qui dit autant sur la culture de la maison que sur ses ambitions : « Schiaparelli would love it. »
La soirée du 24 mars débute à 19h au Corinthia Brussels. Les inscriptions sont disponibles sur Eventbrite.
