Depuis 2021, la marque de luxe belge Delvaux avait déjà un léger accent suisse avec son rachat par le groupe de luxe Richemont. D’ici quelques semaines, ce mélange sera plus international encore avec l’arrivée, à partir du 1er décembre, de Yanina Novitskaya comme CEO de l’entreprise basée à Bruxelles. Sa mission : stimuler l’attrait des produits de la marque ainsi que sa croissance internationale.
En tant que CEO de Delvaux, elle sera placée sous la responsabilité de Philippe Fortunato, le directeur général des Maisons de mode et d’accessoires au sein du groupe Richemont. Richemont qui ne donne pas plus d’explications sur les raisons de son arrivée à la tête de la marque de maroquinerie belge.
Yanina Novitskaya, qui succédera à Jean-Marc Loubier, a développé son expertise dans le secteur du luxe durant près de deux décennies. Diplômée de l’Université d’État de design et technologie de Moscou, elle est ainsi restée durant 19 ans chez Cartier (qui fait aussi partie du groupe Richemont), où elle a occupé le poste de directrice générale pour l’Asie du Sud-Est et l’Océanie.
« Je suis vraiment ravie d’assumer les fonctions de directrice générale chez Delvaux, une maison dotée d’un héritage remarquable, d’un savoir-faire unique et d’une identité créative singulière », a-t-elle commenté.
Du côté de Richemont, on pointe cette « solide connaissance » du secteur du luxe dont dispose Yanina Novitskaya et qui devra jouer « un rôle déterminant pour mener Delvaux vers un nouveau chapitre ». L’objectif, comme l’explique Philippe Fortunato, sera de renforcer encore davantage le positionnement distinctif de la marque belge et de continuer à stimuler l’attrait de ses produits ainsi que sa croissance internationale.
Delvaux a été fondée à Bruxelles en 1829 et est la plus ancienne maison de maroquinerie de luxe au monde. Son savoir-faire artisanal se transmet depuis près de deux siècles dans ses ateliers, aujourd’hui établis notamment à l’Arsenal à Bruxelles.
L’enseigne compte plus de 50 boutiques à travers le monde, dont Bruxelles, Paris, Londres, New York, Milan, Tokyo, Séoul ou Pékin.
Delvaux est cependant confrontée à un ralentissement mondial de la maroquinerie de luxe. La maison bruxelloise, tout comme d’autres, n’échappe pas aux difficultés actuelles, particulièrement sur les marchés asiatiques, où elle est fort exposée.
À cela s’ajoutent des pertes financières qui s’accumulent depuis l’arrivée de Richemont en 2021, à l’exception d’un seul exercice fiscal (2022-2023). La situation est telle que le groupe suisse a converti en avril dernier 100,6 millions d’euros de dettes de Delvaux en capital afin de renforcer son bilan. Avant cela, il avait déjà accordé un prêt de 90 millions d’euros en 2022.
