Dans les conseils d’administration, la discussion autour des talents ne se concentre plus uniquement sur les effectifs permanents. Les entreprises recherchent agilité, expertise sur mesure et capacité à s’adapter rapidement. Nicolas Maes, Chief Client Officer chez Liantis, analyse ce phénomène et voit le freelancing devenir une force structurelle dans notre économie.
Le marché du travail reste tendu, tandis que les attentes en matière de travail changent radicalement. Les entreprises peinent à recruter des profils cruciaux de façon durable, et les professionnels souhaitent avoir plus de contrôle sur leur temps, leurs projets et leur carrière. Dans ce contexte, le freelancing passe d’un rôle de « solution de flexibilité » à celui de pierre angulaire stratégique. « De plus en plus d’indépendants et de PME misent sur les talents flexibles », explique Nicolas Maes. « Cela leur permet de gérer les pics de charge de travail ou d’engager une expertise spécifique sans avoir à conclure immédiatement des contrats permanents. Rien qu’en Flandre, on estime qu’il y a 178.541 freelances, et ces chiffres augmentent chaque année. Le travail flexible – sous toutes ses formes – est en plein essor. » Le nombre de freelances en Flandre et à Bruxelles a augmenté de plus de 30 % ces dernières années. Il ne s’agit pas seulement de « nomades numériques » dans les cafés, mais surtout d’experts hautement qualifiés : consultants, spécialistes du marketing, développeurs, designers, formateurs et enseignants.
Et cette tendance ne fait que croître
Dans ce contexte, les freelances jouent un rôle particulier : ils apportent non seulement des ressources supplémentaires, mais surtout leur expertise et leur expérience sur des projets précis. Pensez à la transformation numérique, aux plans de croissance, aux nouvelles lignes d’activité ou au renfort temporaire d’une équipe de direction.
Selon Nicolas Maes, ce n’est pas un phénomène passager : « Le freelancing et le travail flexible se développent car ils mettent en relation l’offre et la demande de manière efficace. Les secteurs confrontés à une charge de travail imprévisible trouvent rapidement des personnes disposant des compétences adéquates, et ce à un coût transparent pour toutes les parties, sans charges fixes ni préavis. Les travailleurs flexibles et les freelances choisissent, de leur côté, l’autonomie, la flexibilité et des modèles de revenus fiscalement attractifs. Les nouvelles règles, la digitalisation et les plateformes de mise en relation accélèrent encore cette tendance. »
Des équipes hybrides
Cette montée du freelancing se traduit sur le terrain par des équipes hybrides : collaborateurs permanents, travailleurs flexibles et freelances qui collaborent ensemble. Pour un freelance, cela ouvre des opportunités, mais cela exige aussi une mentalité différente des missions facturées à l’heure.
« C’est vrai, les collaborateurs permanents, les travailleurs flexibles et les freelances travaillent de plus en plus souvent ensemble. Il est important d’en tenir compte. Les entreprises veulent maintenir une culture et une image cohérentes, même si certains ne sont présents que quelques heures par semaine. À l’inverse, les travailleurs flexibles et les freelances doivent s’adapter rapidement à de nouveaux environnements, accords et équipes. Cela demande à la fois flexibilité et structure. Un équipe hybride fonctionne bien seulement si les processus sont clairs, les accords définis et les rôles et responsabilités bien délimités. En même temps, il doit y avoir suffisamment de place pour l’autonomie. »
Concrètement, en tant que freelance, vous êtes de plus en plus souvent perçu comme un « intervenant externe intégré ». Vous participez à des projets stratégiques, prenez des responsabilités sur les résultats et construisez des relations durables avec vos clients. Vos compétences interpersonnelles — communication, gestion des attentes, sens des responsabilités — deviennent aussi importantes que votre expertise technique.
La liberté exige aussi de la structure
Parallèlement, une tension persiste : de nombreux professionnels se sentent prêts, sur le plan des compétences, à se lancer en freelance, mais renoncent face aux statuts, aux contrats, aux cotisations sociales et aux risques. Ce n’est pas sans raison, car la frontière entre salarié, freelance, travailleur flexible ou activité complémentaire dépasse la simple sémantique : elle détermine votre réalité fiscale et sociale.
« Pour garder une vue d’ensemble et choisir la meilleure option pour votre situation spécifique, il est important de s’entourer du bon partenaire. Grâce à un partenaire comme Liantis, vous pouvez entreprendre en toute tranquillité », déclare Nicolas Maes. Cette « tranquillité » est exactement ce que beaucoup de freelances recherchent : ils ne veulent pas perdre leur temps et leur énergie dans un enchevêtrement de règles, tout en ayant l’assurance que leur statut, leurs cotisations et leurs contrats sont corrects.
Comment Liantis soutient les freelances
Liantis se positionne délibérément à cette intersection entre liberté et structure.
Avec près de 100 ans d’expérience, de nombreux bureaux répartis dans toute la Belgique et plus de 2.000 collaborateurs, Liantis est devenu un partenaire intégré en matière de ressources humaines et de bien-être. Pour les freelances et les débutants, cela se traduit par quelque chose de très concret : un point de contact unique pour votre statut, votre lancement et votre administration, une expertise sectorielle pour les questions socio-juridiques, des processus numériques plutôt que du papier encombrant, et la suppression des pertes de temps liées aux « petites lignes ».
Que vous souhaitiez créer une entreprise, transformer votre passion en activité indépendante ou développer votre carrière freelance, Liantis vous accompagne pas à pas dans le démarrage de votre activité indépendante, afin que vous puissiez vous concentrer sur ce qui compte vraiment : entreprendre.
