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Ultra, le cercle d’affaires où l’entourage et l’entraide sont… ultra importants

Ultra, voilà un cercle d’affaires au nom qui peut surpendre. Mis sur pied par Marvin Ndiaye, le fondateur de Fresheo, il s’adresse aux entrepreneurs de tout bord voulant se faire accompagner et conseiller pour développer leur business. L’accent y est particulièrement mis sur la passion, l’entourage et les conseils prodigués. Et cela fonctionne, puisqu’en quatre ans, il compte déjà 115 membres. Le prix à payer pour le rejoindre peut toutefois en dissuader certains… Il faut compter 25.000 euros pour la cotisation annuelle! Le cercle a récemment organisé un séminaire de trois jours à Istanbul et Forbes était de la partie.

© Ultra

La barrière du prix peut sembler rébarbative mais, dans les faits, aucun entrepreneur rencontré ne l’a pointée comme un frein. « Le jeu en vaut la chandelle », disaient en coeur les chefs d’entreprises présents en Turquie à la fin du mois de septembre. Ils étaient également unanimes sur la chaleur du groupe et sa capacité d’accueil et d’écoute.

Leur profil? On est loin des cercles d’affaires rassemblant des patrons quadragénaires ou quinquagénaires et au code vestimentaire imposant le costume (cravate). La plupart des membres d’Ultra sont assez jeunes, ayant entre le début de la vingtaine et la trentaine. Belges pour l’essentiel, francophones, ils ont des préoccupations tout aussi similaires que leurs homologues plus âgés: réduction des coûts, gains substantiels, croissance de l’entreprise, gestion du personnel…

Ils émanent de tous les secteurs d’activité: marketing digital, relations publiques, construction, photographie, SaaS, immobilier, kinésithérapie, bien-être, cabinet d’avocat, design intérieur de luxe, garage automobile, etc. Il y en a pour tous les goûts. Les patrons présents à Istanbul (qui ne représentaient pas l’intégralité des membres) affichaient un chiffre d’affaires cumulé de 648 millions d’euros!

Marvin Ndiaye © Ultra

Certains parmi eux sont devenus millionnaires ou l’étaient déjà, comme c’est le cas du fondateur Marvin Ndiaye. Agé de 27 ans, il a fait fortune grâce à Fresheo, son entreprise de plats préparés sains et livrés à domicile qu’il a lancée en 2018, alors qu’il avait 21 ans. Aujourd’hui, son groupe agroalimentaire, dont fait partie Fresheo, monte à 80.000 repas par semaine et compte une centaine de salariés. Ce succès lui a permis de devenir millionnaire dès ses 23 ans. Il a depuis créé ce club d’affaires en 2021 et ouvert deux cafés à New York, appelés L’Insolent.

Parmi ses multiples activités, Ultra organise trois séminaires ‘Mastermind’ de trois jours par an. En 2025, ce fut Los Angeles, Tetouan et Istanbul. 2026 les emmènera au Cap (en Afrique du Sud), à Miami et au Qatar.  A chaque fois, les entrepreneurs sont accueillis dans un cadre idyllique, avec des expériences haut de gamme, ce qui ne les empêche toutefois pas de se plonger pleinement dans le travail.

Les membres d’Ultra, en croisière sur le Bosphore © Ultra

« Plus vous savez ce que vous êtes venus chercher, plus vous allez l’obtenir », « Ce qui va tout changer, c’est votre attitude », « N’allez pas trop vite dans la mauvaise direction », « Que tolérez-vous depuis trop longtemps? Agenda surchargé, fatigue intérieure, stress, lourdeur? », voilà quelques-uns des conseils et questions auxquelles ont été soumis les chefs d’entreprise ayant fait le déplacement.

Présentation et accueil des nouveaux membres © Ultra

Lors de leur séjour en Turquie, ils ont eu droit à des présentations de chefs d’entreprises aboutis, comme Alex Cardon (Dog Chef, société spécialisée dans l’alimentation pour chiens et désignée scale-up de l’année 2024, et créateur de Limitless), Michael Labro (CEO de PMSweet, producteur de macarons, au chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2025), Antoni Di Filippo (patron de Vertuoza, un logiciel de numérisation du secteur de la construction) ou encore Nathan Soret (Forbes 30 under 30 et patron de Nonante Cinq, sa propre agence de communication).  Le tout avec des séances de questions-réponses à la clé. Des moments de réflexion en petit comité étaient également prévus, durant lesquels les entrepreneurs ont pu partager des problèmes concrets ou leurs ambitions et écouter les conseils de leurs homologues pour y remédier ou y parvenir.

Michael Labro © Ultra
Alexandre Cardon © Ultra
Nathan Soret © Ultra

L’entourage est donc au coeur d’Ultra. Marvin Ndiaye justifie ce besoin de bien s’entourer par son expérience passée. « J’ai grandi dans un état de faillite personnelle. J’avais zéro entourage et absolument aucune connaissance pour faire des affaires. Et mes parents, s’ils étaient doués dans ce qu’ils faisaient, étaient dans la même situation », se souvient-il pour Forbes Belgique. « J’ai donc décidé de contribuer au succès des autres. »

En 2018, l’entrepreneur namurois a investi 50.000 euros pour se doter du meilleur entourage possible. Il décrit cette opération comme « l’investissement le plus fou de sa vie ». Des multimillionnaires l’ont alors encadré et pris sous leurs ailes, et lui ont donné les clés pour réussir. Ce qu’il a pleinement réussi avec Fresheo.

En décembre 2021, Marvin Ndiaye passe à la concrétisation de cette ambition en lançant Ultra et la première édition du Mastermind. D’une session initiale pour dix personnes, gratuite et chez lui, il s’oriente dès la 2e, en février 2022, sur une déclinaison payante où les nouveaux membres se bousculent. Il y a désormais eu 13 éditions de ce séminaire ultra-exclusif, avec une dizaine de nouveaux membres au compteur à chacune d’entre elles.

Marvin Ndiaye © Ultra

« Au début, ce sont des gens de mon entourage qui sont venus vers moi. Je ne joue pas un rôle. Je suis quelqu’un de très orienté business et j’adore créer de la valeur. Je ne veux pas rester à ’chiller’ et ne souhaite pas rester avec des gens qui ne me tirent pas vers le haut », souligne le jeune multimillionnaire.

C’est un groupe de sages qui est chargé d’auditionner et d’évaluer les candidatures, ce qui renforce le caractère familial du groupe. Leur seule barrière est la réputation des entrepreneurs. Pas question d’accepter des gens qui ne veulent que de l’argent facile, qui sont actifs dans les cryptomonnaies ou qui s’apparentent à des traders non fiables. « En fait, on ne veut pas des métiers qu’on ne serait pas fiers de mentionner à ses parents », résume, avec humour, Marvin Ndiaye.

Marvin Ndiaye © Ultra

« Oui, le but est de se faire de l’argent grâce à ce qu’on apprend ici », reconnait-il, « mais pas n’importe comment. L’objectif est à chaque fois de leur donner des clés pour faire évoluer leur entreprise. Nous ne sommes pas des sauveurs, mais des catalyseurs. Tous les membres qui sont venus ont apporté un plus, avec leur lot de connaissances spécifiques, ce qui ne fait que multiplier les connaissances du groupe. »

En moyenne, les membres atteignent un chiffre d’affaires de 250.000 euros par mois et ont donc multiplié par dix leur investissement de 25.000 euros. Cette cotisation est d’ailleurs dégressive avec le temps et peut descendre jusqu’à 15.000 euros.

Désormais, Ultra est le plus important cercle d’affaires francophone en termes de voyage à l’étranger, affirme Marvin Ndiaye. Ces séminaires délocalisés permettent de donner de l’inspiration à ses membres, grâce aux intervenants (dont a notamment fait partie Georges-Louis Bouchez, le président du MR, dans une édition précédente) et de leur donner des conseils. Ces Masterminds sont aussi l’occasion de faire du networking entre entrepreneurs.

© Ultra

Et les principaux intéressés, qu’en pensent-ils de ces séminaires et du club d’affaires? « Je suis venu ici pour apprendre à développer mon business, à acquérir davantage de clients et à gagner plus d’argent ». Voilà, en gros, le résumé de la présentation des nouveaux membres au début de cette session Mastermind stambouliote. « J’en suis à mon quatrième ou sixième séminaire et je ne regrette pas une seconde l’investissement! J’ai appris énormément grâce aux conseils reçus, j’ai pu développer fortement mon entreprise et j’ai directement été super bien accueilli par les autres membres ». Voilà le point de vue partagé par les plus anciens membres.

Tous n’ont qu’une seule hâte: pouvoir continuer à apprendre lors des différents moments de réseautage, qu’il s’agisse d’un accompagnement individuel, d’événements ponctuels ou des séminaires organisés par Ultra. Au rythme de 40 nouveaux membres par an, Marvin Ndiaye espère dépasser les 150 affiliés d’ici la fin 2026.

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