Stéphanie a bâti sa carrière dans le revenue management pour de grands groupes hôteliers, du Club Med jusqu’à des postes de directrice du revenu dans des Palaces. Passionnée par l’analyse de données, elle s’est spécialisée dans l’art d’accompagner les directions à prendre des décisions basées sur la data plutôt que sur l’intuition.
De son côté, Édouard, directeur d’hôtel Vatelien, issu du milieu rural, avait déjà développé une solide expérience dans l’analyse de données, notamment au sein d’établissements 4 et 5 étoiles à Paris, Abu Dhabi et Bruxelles.
Le déclic pour la création de MaxiRev est survenu lorsque le couple s’est installé à la campagne. Les déplacements professionnels d’Édouard rendaient difficile pour Stéphanie de trouver des postes de revenue manager dans les zones rurales. Cette contrainte s’est transformée en opportunité : ils ont réalisé que toute l’expertise acquise dans les grandes villes n’était pas appliquée aux hébergements plus modestes comme les gîtes, les hôtels indépendants ou les locations courte durée. Pourtant, le monde rural représente un vecteur touristique majeur avec une concurrence croissante.

Le Revenue Management comme déclencheur
Le revenue management, que MaxiRev revendique comme une véritable tarification dynamique, consiste à piloter les prix en fonction de la demande réelle, du moment, du canal et du profil client. Il ne s’agit pas de « casser les prix » en fin de course, mais d’orchestrer intelligemment leur évolution, à la hausse comme à la baisse, pour maximiser la valeur créée.
Cette approche dépasse largement le yield management traditionnel, souvent réduit à des promotions de dernière minute. « Prenez l’exemple d’un terrain de football », explique Stéphanie. « Un mardi après-midi, il peut être proposé à 80€, un tarif cohérent avec une demande modérée. En revanche, le samedi entre 18h et 19h, lorsque la demande est forte, ce même terrain peut être valorisé à 120€. Le produit n’a pas changé, seule sa valeur perçue, elle, a évolué. »
Cette expertise s’applique en réalité à tout stock périssable. Une chambre d’hôtel non vendue aujourd’hui est définitivement perdue. Partant de ce constat, les fondateurs ont élargi leur offre bien au-delà de l’hôtellerie traditionnelle : escape games, cinémas, loueurs de kayak, salles de sport, spas, restaurants, locations de bateaux, espaces de coworking ou encore événements. Pour les spas par exemple, ils proposent des forfaits non annulables à prix réduit pour sécuriser le planning et limiter les pertes liées aux annulations de dernière minute.

Un modèle efficace rapidement
Aujourd’hui, le cœur de clientèle de MaxiRev se compose de conciergeries gérant entre 20 et 150 biens en location courte durée. L’entreprise opère principalement en Belgique et en France, incluant l’Île-de-France, le sud et les DROM-COM, le travail s’effectuant entièrement à distance. Le modèle est facilement exportable, comme en témoigne l’intérêt manifesté par des clients potentiels aux États-Unis.
La différenciation majeure de MaxiRev réside dans son modèle de facturation. Contrairement à la plupart des concurrents qui travaillent à la commission, l’entreprise pratique un tarif fixe par unité. « On ne voulait pas que nos décisions soient guidées par notre bénéfice monétaire », explique Stéphanie. Cette approche garantit que tout le bénéfice du revenue management revient au client, renforçant ainsi la confiance et l’objectivité des recommandations stratégiques.
Les résultats parlent d’eux-mêmes : tous les clients s’autofinancent dès le premier mois. La maximisation des revenus se situe généralement entre 14% et 20% selon les secteurs, bien que les fondateurs reconnaissent avoir été « plutôt pessimistes » sur leur site web. Pour les structures sans revenue manager préalable, la croissance peut atteindre +30% du chiffre d’affaires sur la première année. Les années suivantes, l’objectif se situe entre +5% et +10%, en optimisant non seulement le volume mais aussi le prix moyen de chaque unité.
Infos :
Mail : stephanie@maxirev.be
LinkedIn : maxi-rev
