Résumé principal
Les principaux indices boursiers américains ont chuté jeudi alors que le conflit en Iran a fait grimper les prix du pétrole à un niveau record depuis près de deux ans, suscitant des inquiétudes quant aux effets potentiels de la guerre sur l’inflation et l’économie.
Faits marquants
- L’indice Dow Jones a glissé de 1 089 points, soit 2,2 %, jeudi après-midi, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq, axé sur la technologie, ont respectivement baissé de 1,3 % et 1,1 %.
- Le West Texas Intermediate, référence américaine pour le pétrole, a bondi de 9 % pour dépasser 81 $, tandis que le Brent Crude, référence internationale, a augmenté de 5 % pour atteindre environ 85,45 $, son niveau le plus élevé depuis juillet 2024.
- Cette envolée des futures sur le pétrole a suivi un rapport des médias d’État iraniens affirmant que l’Iran avait frappé un pétrolier avec un missile, et la marine britannique a signalé une explosion sur un pétrolier dans les eaux irakiennes.
- Les pertes ont été menées par Caterpillar (en baisse de 4,6 %), Walmart (4,3 %), Goldman Sachs (3,9 %) et Boeing (3,3 %) pour le Dow, tandis qu’AMD (2,5 %), Apple (1,5 %), Nvidia (1,5 %), Alphabet (1,4 %) et Tesla (0,9 %) ont pesé sur le Nasdaq.
Incidence
Les baisses des actions de Nvidia et AMD sont survenues alors que Bloomberg a rapporté que les États-Unis avaient rédigé des réglementations restreignant les expéditions de puces d’IA sans l’approbation américaine, obligeant les entreprises à demander une autorisation pour presque toutes les exportations de technologies d’IA. Ni la Maison-Blanche, ni AMD, ni Nvidia n’ont immédiatement répondu aux demandes de commentaire.
Chiffre clé
1 278 points. C’est la chute maximale du Dow lors des échanges intrajournaliers mardi, marquant ce qui aurait été sa plus forte baisse en une seule journée (2,6 %) depuis que l’ancien président Donald Trump a annoncé ses tarifs de « Jour de Libération » en avril 2025. L’indice s’est rétabli avant de clôturer en baisse de 0,8 %.
Contexte clé
La hausse des prix du pétrole et du gaz a alimenté les craintes d’une augmentation imminente de l’inflation, qui pourrait dissuader la Réserve fédérale de réduire les taux d’intérêt. Neel Kashkari, président de la Federal Reserve Bank de Minneapolis, a déclaré mardi qu’il était probablement « trop tôt » pour estimer l’impact que le conflit iranien pouvait avoir sur l’économie américaine, mais a noté une incertitude concernant les réductions de taux d’intérêt dans le contexte de la flambée des prix de l’énergie. Analyste chez LPL Financial, Kristian Ker a écrit plus tôt cette semaine que la guerre en Iran perturberait le marché mondial de l’énergie, et que toute « perturbation substantielle » des flux de pétrole et de gaz naturel pourrait « influencer les attentes en matière d’inflation ». D’autres économistes ont écarté ces préoccupations, incluant Tom Porcelli de Wells Fargo Economics et Daniel Skelly de Morgan Stanley, qui ont déclaré jeudi que la volatilité entourant les conflits géopolitiques avait tendance à être « relativement de courte durée ».
Cet article a été écrit par Ty Roush et traduit par Forbes.be.
Cet article a été initialement publié sur Forbes.com
