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La Belgique ne veut plus être hors des radars de l’IA

« Nous avons l’ambition de changer le monde et de mettre la Belgique sur la carte mondiale de l’intelligence artificielle, où elle ne se trouve pas encore. » Voilà la phrase qu’a lancée Tanguy Goretti, CTO du studio franco-belge Hexa, pour donner le coup d’envoi d’Off the Radar. Cet événement de conférences et de réseautage autour de l’IA avait pour simple ambition de faire réapparaître Bruxelles et, plus largement, le pays sur les radars technologiques mondiaux. Le tout en y faisant venir des géants du secteur comme OpenAI, l’entreprise derrière ChatGPT, NVIDIA, AWS, Anthropic, Mistral AI ou Google DeepMind, sans oublier l’une ou l’autre licorne belge. Rien que ça ! Une deuxième édition est d’ores et déjà annoncée.

Il y avait donc du beau monde au Mix, à Watermael-Boitsfort, en ce 23 juin. Les entreprises précitées, donc, mais aussi Google DeepMind, Stripe, Vercel, Cloudflare, ElevenLabs ou Fundamental. Sans oublier des fondateurs et directeurs techniques belges, dont ceux de licornes, ces entreprises dont la valorisation dépasse le milliard d’euros, comme Aikido Security et Collibra, ou de start-up comme Vertical Compute et Penbox. Bref, un panel de laboratoires et entreprises qui « façonnent le secteur ».

Off the Radar Brussels 2026 au Mix
© Thomas Nolf

« Tous ont été très vite motivés à venir lorsqu’ils ont vu que tout le monde répondait présent », confie Tanguy Goretti, le Chief Technical Officer (CTO) de Hexa, cette plateforme à l’origine de plus de 50 sociétés, dont certaines licornes.

Au total, plus de 450 développeurs, directeurs techniques et ingénieurs étaient présents. Dans la salle, de nombreuses nationalités étaient représentées : des Belges (70 % de l’audience), des Anglais, des Américains, des Néerlandais, des Français ou des Allemands.

Il faut dire qu’Off the Radar était un événement entièrement gratuit mais sur invitation, afin de permettre le réseautage et des conversations de qualité. Tout est parti d’une idée partagée via WhatsApp et l’événement a été mis sur pied en six semaines à peine, par plusieurs partenaires, et surtout par un groupe d’amis de Tanguy Goretti. Outre Hexa, on peut aussi citer Penbox, HPE Growth, Fortino Ventures, We Love Founders, Max, Dups, 24 Industries, Merchery et Stefan Ifrim parmi les partenaires de l’événement.

Conférence Off the Radar à Bruxelles
© Thomas Nolf

Tous avaient un objectif commun : mettre en relation l’écosystème technologique belge, qui a parfois tendance à se sous-estimer, avec les laboratoires qui façonnent l’avenir de l’IA. Le tout afin, donc, de mettre la Belgique sur la carte mondiale de l’IA en les convainquant qu’il fait bon y investir et que des innovations y sont concrétisables.

Présent pour lancer la journée, le ministre bruxellois de l’Économie Laurent Hublet ne disait pas autre chose. Prenant l’exemple de la licorne Collibra, une spin-off de la VUB financée par des fonds publics bruxellois, il a exhorté à amplifier le mouvement d’inscription de l’IA en Belgique, et particulièrement dans la capitale. « Il faut la relocaliser ici, à Bruxelles. Le Belge consomme beaucoup d’IA au quotidien. Il est temps de basculer vers la production d’IA depuis chez nous et cet événement, qui émane du secteur lui-même, y contribue, avec cette logique d’un écosystème où les gens se rencontrent et travaillent main dans la main. Car mettre sur pied un tel écosystème, ça ne se décrète pas, ça se construit. »

Laurent Hublet à Off the Radar Brussels
© Thomas Nolf

L’ancien directeur du campus BeCentral a invité à profiter de l’énergie qui existe aujourd’hui au sein de l’écosystème entrepreneurial de la capitale. « C’était culotté de lancer un tel événement en si peu de temps et j’ai voulu, par ma présence, soutenir cette audace et cette ambition collective, dont nous avons besoin à Bruxelles. »

À ses yeux, la Belgique ne se met pas assez en avant et beaucoup d’évolutions restent justement sous les radars. « On n’ose pas nécessairement revendiquer certaines réussites. Or nous avons chez nous des racines entrepreneuriales et scientifiques intéressantes. Le premier laboratoire d’IA en Europe se trouvait ainsi à la VUB. Nous disposons des éléments pour faire de Bruxelles une ville-clé pour les inventions de demain, notamment grâce à nos universités de très haut niveau. »

Public à Off the Radar Brussels 2026
© Thomas Nolf

Les Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles sont, selon lui, l’hôpital belge le plus avancé en matière de diagnostic s’appuyant sur l’intelligence artificielle, et des patients voyagent parfois jusqu’ici pour cette raison, a-t-il illustré auprès des entrepreneurs venus d’ici et d’ailleurs.

En début de semaine, le ministre avait présenté « All In », sa feuille de route économique régionale, dans laquelle il a pour ambition de faire de Bruxelles une « capitale de l’intelligence artificielle ». « Il porte ce nom car nous devons tous être unis, main dans la main, comme vous aujourd’hui », a-t-il lancé à l’audience d’Off the Radar. « Vous n’êtes pas des compétiteurs mais des alliés. Il faut mettre le paquet si nous voulons construire l’avenir. »

Une seconde édition d’Off the Radar est déjà annoncée.

Networking à Off the Radar Brussels au Mix
© Thomas Nolf

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