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De Toronto à Anvers : comment le photographe Gert-Jan Verellen traduit son expérience internationale dans le monde de la mode européenne

Après avoir vécu et travaillé près de dix ans au Canada, le photographe Gert-Jan Verellen a décidé en avril 2025 de retourner à Anvers. Ce qui pourrait ressembler à un retour au bercail est en réalité une repositionnement stratégique dans l’industrie créative européenne.

Avec une carrière bâtie entre Toronto et Anvers, Gert-Jan allie aujourd’hui expérience internationale et connaissance culturelle locale. Depuis Anvers, il se consacre à la photographie de mode, commerciale et de portrait pour un marché européen qui exige autant de sophistication visuelle que de langage stratégique.

Une base créative au Canada

Son parcours professionnel a pris racine à Toronto, où il a décroché un diplôme en Beaux-Arts à la Toronto Metropolitan University, avec une spécialisation en études photographiques. Au Canada, il a non seulement affiné ses compétences techniques, mais aussi forgé une discipline professionnelle indispensable dans un secteur créatif nord-américain particulièrement concurrentiel.

Pendant ses années à Toronto, il a travaillé sur une grande variété de projets : campagnes commerciales, photographie éditoriale, développement de modèles et portraits. Cette période a constitué le socle de sa pratique photographique.

“Le Canada a été pour moi l’endroit où tout a commencé. J’y ai non seulement développé mes fondations techniques, mais aussi appris l’importance de la structure, de la fiabilité et de la cohérence dans une carrière créative.”

 

Anvers comme choix stratégique

La décision de retourner en Belgique n’était pas un coup de tête. Selon Gert-Jan, Anvers a joué un rôle important dans cette décision. La ville jouit d’une réputation internationale en tant que centre de la mode et concentre designers, agences et professionnels créatifs en nombre. Dans cet écosystème, il perçu l’opportunité de repositionner son expérience internationale.

Fort de ce parcours, il occupe aujourd’hui une position intéressante : à la fois insider et outsider. En tant qu’Anversois, il maîtrise la langue et le contexte culturel de la ville, tandis que sa carrière au Canada lui a apporté une perspective internationale et une rigueur professionnelle.

La photographie comme langue universelle

Pour lui, la photographie va au-delà de l’esthétique. Il la considère comme une forme de communication qui transcende les frontières culturelles et linguistiques. “Une image forte n’a pas besoin de traduction,” dit-il. “La photographie peut toucher les gens, peu importe leur origine. C’est ce qui la rend si puissante.” Cette philosophie se traduit par une méthode de travail méticuleuse où lumière, couleur et composition sont maniées avec soin. Chaque image doit être non seulement visuellement forte, mais aussi pertinente dans un contexte commercial. Que ce soit pour des campagnes de mode, des portraits de personnalités publiques ou le storytelling visuel de marques, Verellen vise des images qui touchent émotionnellement et parlent stratégiquement.

Construire une présence durable en Europe

Aujourd’hui, Gert-Jan oeuvre depuis Anvers à élargir son réseau en Belgique et en Europe. Son activité englobe la réalisation d’images pour des campagnes, le développement de modèles, des portraits documentaires et la photographie commerciale pour des marques et des plateformes créatives. Pour lui, le succès ne se mesure pas uniquement à la visibilité.

“Il s’agit de créer un travail qui a du sens, qui touche les gens, mais qui peut aussi s’inscrire durablement dans un environnement commercial”

Avec son retour, Gert-Jan construit consciemment une position à long terme sur le marché européen. Sa combinaison de parcours artistique, d’expérience internationale et de rigueur commerciale forme le cœur de sa pratique photographique.

Plus d’informations sur son travail sont disponibles sur son site web et ses plateformes sociales.

@gjverellen

Ce article a été rédigé en étroite collaboration avec Gert-Jan Verellen.

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