Les startups et les scale-ups sont le cœur battant de notre économie. De The Beacon à Anvers au Wintercircus à Gand, la Flandre déborde d’esprit d’entreprise. Forbes réunit les principales actualités du mois écoulé consacrées aux startups.
Des startups flamandes en lice pour le Deloitte Rising Star (29/09)
Le 16 septembre, cent candidats ont présenté leur projet devant un jury d’experts de Deloitte. Dix d’entre eux poursuivent la compétition pour le titre de Deloitte Rising Star. Parmi les finalistes figurent Thomas Butstraen, de l’entreprise anversoise Maurice & Nora, qui met en relation des étudiants avec des seniors et des familles, Andreas Geamanu, de la plateforme gantoise destinée aux partenaires Introw, et Julie Dumoulin, de l’entreprise gantoise Spotable, qui utilise l’IA pour créer des modèles 3D et des devis à destination des couvreurs et des constructeurs de façades.
Le 22 octobre, les dix candidats présenteront à nouveau leur projet, cette fois devant un jury externe présidé par Boris Bogaert, fondateur de Pitchdrive. Chift et Warren tenteront également de succéder à Conveo.ai, lauréat de l’année dernière.
Spott décuple son chiffre d’affaires et lève 21 millions de dollars (22/09)
L’un des finalistes de Deloitte pourra préparer son pitch avec une trésorerie bien garnie. L’entreprise louvaniste Spott, passée par le prestigieux programme d’accélération américain Y Combinator, lève 21 millions de dollars lors d’un tour de table de série A. L’opération est menée par le fonds britannique Balderton Capital, notamment connu pour son investissement dans Revolut. Ce financement doit entre autres permettre à l’entreprise de poursuivre le développement de ses bureaux à New York et Sydney.

Derrière cette plateforme d’IA destinée aux cabinets de recrutement se trouvent Lander Degrève, Manu Vanderveeren et Samuel Smeys. Lorsqu’ils travaillaient comme consultants, ces trois ingénieurs de gestion ont constaté à quel point les technologies utilisées dans le recrutement étaient dépassées. Leur plateforme fait notamment remonter automatiquement le profil d’un candidat avec lequel un recruteur s’est entretenu deux mois plus tôt dès qu’une offre adaptée est publiée. Depuis le début de l’année, le chiffre d’affaires a décuplé.
NOX Energy lève 3 millions d’euros pour se développer en Europe du Nord (30/09)
L’entreprise NOX Energy vise elle aussi l’étranger. La startup anversoise d’Axelle Moortgat et Louis Clermont, encore sélectionnés l’année dernière pour le Forbes 30 Under 30, lève 3 millions d’euros. Leur logiciel permet aux pompes à chaleur et autres équipements énergétiques domestiques d’adapter leur fonctionnement au prix de l’électricité, à la météo et à l’état du réseau électrique.

Le tour de table est mené par Volve Capital et Rise Proptech, avec la participation de Seeder Fund, Uneti Ventures, Fair Capital Impact Fund et 100in. Il doit ouvrir la voie vers l’Europe du Nord, avec la Finlande, la Suède et la Norvège en ligne de mire. Au cours de l’année écoulée, l’équipe de 13 personnes a déjà connecté plus de 10.000 appareils à sa plateforme et collabore notamment avec Eneco et Frank Energie.
Le groupe logiciel américain Adlib rachète Paperbox (21/09)

Paperbox choisit une autre voie pour accéder aux marchés étrangers. L’entreprise gantoise, qui automatise le traitement des communications entrantes et les tâches administratives des assureurs et des courtiers, est rachetée par le groupe logiciel américain Adlib. Pour Frederic Stallaert, CEO et cofondateur, cette opération ouvre la porte de l’Amérique du Nord et apporte des moyens supplémentaires pour investir. L’équipe continuera de travailler à Gand.
L’IA entraîne très peu de pertes d’emplois (30/09)
Pour savoir où en est le reste du secteur face à l’IA, la fédération sectorielle Agoria a interrogé, pour la deuxième année consécutive, des dirigeants d’entreprises technologiques belges. La proportion de ceux qui estiment ne pas disposer de connaissances suffisantes en matière d’IA est passée de 57 à 45 %. La part des entreprises qui intègrent l’IA à leurs processus a progressé de 27 à 37 %.

Les entreprises commencent également à investir, même si les montants restent modestes. 38 % n’investissent pas encore de manière structurelle, contre 55 % l’année dernière, et 41 % dépensent moins de 50.000 euros par an, contre 23 % l’année dernière. Sur le plan du chiffre d’affaires, 85 % ne constatent encore aucun effet. Les emplois sont à peine menacés : dans le secteur technologique interrogé, l’IA aurait entraîné une perte nette estimée à 80 à 100 emplois.
