En bref
Le président Donald Trump a indiqué qu’il envisageait de retirer les États-Unis de l’OTAN et a décrit l’alliance militaire comme un « tigre de papier » dans une interview avec The Telegraph publiée mercredi, après plusieurs jours de critiques sur la réticence du groupe à aider les États-Unis dans leur conflit avec l’Iran et à rouvrir le détroit d’Ormuz.
Faits clés
- Trump a déclaré au journal britannique qu’il n’avait jamais été « influencé par l’OTAN » et qu’il avait toujours su que l’alliance était « un tigre de papier ».
- Le président a ajouté que son homologue russe, Vladimir Poutine, « le savait aussi, d’ailleurs ».
- Interrogé sur la possibilité de reconsidérer l’appartenance des États-Unis à l’alliance, Trump a répondu : « Oh oui, je dirais au-delà de la reconsidération. »
- Trump a affirmé qu’il n’avait pas « insisté trop » pour que l’OTAN s’implique dans le conflit car il pensait que cela aurait dû être « automatique ».
- Le président a ensuite affirmé que les États-Unis étaient « automatiquement » impliqués en Ukraine, même s’il estime que l’invasion de la Russie n’était « pas notre problème ».
- Trump a ajouté que cela servait de test car il croit que les États-Unis étaient là pour d’autres membres de l’OTAN et « auraient toujours été là », mais il a affirmé que les alliés européens n’ont pas su rendre la pareille.
Citation cruciale
Lors d’une intervention sur Fox News mardi, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré : « Je pense qu’il ne fait aucun doute, malheureusement, qu’après la conclusion de ce conflit, nous devrons réexaminer cette relation. Si l’OTAN consiste uniquement à défendre l’Europe en cas d’attaque, mais qu’elle nous refuse des droits de base quand nous en avons besoin, ce n’est pas un arrangement très avantageux. C’est difficile de rester engagé dans de telles conditions. »
Réaction des membres européens de l’OTAN face à la guerre en Iran
Certains membres européens de l’OTAN ont restreint ou fermé leur espace aérien aux avions militaires américains impliqués dans la guerre en Iran, notamment l’Espagne, la France et l’Italie. Le gouvernement espagnol s’est imposé comme l’un des critiques les plus virulents de la guerre en Iran en Occident. Lundi, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a décrit la guerre comme « profondément illégale et profondément injuste », et a déclaré : « par conséquent, ni les bases ne sont autorisées, ni, bien sûr, l’utilisation de l’espace aérien espagnol pour des actions liées à la guerre en Iran. » Mardi, l’Italie a refusé aux avions de guerre américains impliqués dans le conflit d’utiliser sa base aérienne en Sicile. Mardi, Trump a attaqué le gouvernement français accusant celui-ci d’être « TRÈS INUTILE » en n’autorisant pas les avions américains « se dirigeant vers Israël, chargés de fournitures militaires », à survoler son territoire.
Cet article a été écrit par Siladitya Ray et traduit par Forbes.be.
