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CrowdStrike bondit de 14% alors que les craintes liées à l’IA propulsent les actions de cybersécurité

et
Antonio Pequeño IV

En bref

L’action CrowdStrike a atteint lundi un nouveau record historique, portée par une hausse généralisée des valeurs de la cybersécurité. Ce mouvement intervient alors que plusieurs figures de l’intelligence artificielle appellent à ralentir le développement de cette technologie, redoutant qu’elle puisse menacer la survie de l’humanité.

Points clés

  • L’action CrowdStrike a clôturé en hausse de 13,8 %, à 235,38 dollars, établissant un record historique après quatre séances difficiles.
  • CrowdStrike, qui propose des protections contre les logiciels malveillants, les rançongiciels et les menaces « zero day » susceptibles d’être exploitées ou soutenues par des agents d’IA autonomes, progresse depuis quatre mois consécutifs. Son cours a doublé depuis la mi-avril.
  • L’action de Palo Alto Networks, autre acteur majeur de la cybersécurité, a bondi de 13,1 % lundi, après un mois de septembre jusque-là globalement stable.
  • Zscaler, spécialiste de la sécurité dans le cloud, s’est envolé de 16,5 %, à 191,73 dollars, atteignant son plus haut niveau boursier depuis février.

Chiffre clé

100 %. C’est la progression enregistrée par l’action CrowdStrike depuis le début de l’année, lorsqu’elle se négociait autour de 113 dollars.

Contexte

La hausse des valeurs de la cybersécurité intervient après les déclarations de Dario Amodei, CEO d’Anthropic. Dans une interview accordée durant le week-end, il a affirmé que le secteur de l’IA avait « menti aux gens » sur les risques liés à cette technologie, tout en reconnaissant ses « dangers réels ».

Dans une publication distincte, Dario Amodei a appelé à ralentir le développement de l’IA. Il s’est dit prêt à en céder le contrôle à une « combinaison appropriée de gouvernements », tout en avertissant qu’un État pourrait abuser de cette technologie aussi facilement qu’une entreprise.

Sam Altman, à la tête d’OpenAI, et Elon Musk, CEO de SpaceX, ont ensuite publiquement approuvé les mises en garde de Dario Amodei concernant les dangers de l’IA. Plusieurs dirigeants du secteur ont récemment intensifié leurs avertissements après la démission, la semaine dernière, de Jacob Coxon, ancien chercheur chez Anthropic et OpenAI. Celui-ci a déclaré que les concepteurs d’outils d’IA « croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie ».

Alors que le président Donald Trump s’oppose aux appels visant à encadrer davantage l’IA et compare l’arrêt d’un système devenu incontrôlable à l’actionnement d’un interrupteur, des experts estiment que cette technologie pourrait prendre le contrôle d’infrastructures critiques, d’armes militaires, de réseaux électriques et d’autres systèmes essentiels. Un tel scénario pourrait ne devenir manifeste que lorsqu’il serait déjà trop tard pour l’empêcher.

Cet article a été écrit par Antonio Pequeño IV et traduit par Forbes.be à l’aide de IA.

Cet article a été initialement publié sur Forbes.com

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