En cette fin de mois août, Forbes vous convie à deux expositions à Bruxelles et Anvers et à la biennale Àmare en Flandre.
Géométries sensibles chez Patrick Lancz
Patrick Lancz, au Sablon, associe dans Géométries sensibles quatre artistes liés à la Belgique. Le premier, le Hongrois Pál Horváth, fuit la répression communiste en 1957 pour la Belgique et se forme à l’Académie des Beaux-Arts et à La Cambre. Dans les années 1990, il aborde des tableaux-sculptures, puis la pierre, à Carrare, avec des œuvres monumentales.
Géo De Vlamynck, né à Bruges en 1897, est aussi lié à l’art monumental. Pendant la Première Guerre mondiale, il étudie à Londres. Dans les années 1920-1930, il multiplie fresques, vitraux et aménagements intérieurs. Formé à La Cambre auprès de l’immense Gustave van de Woestyne, il évolue du symbolisme vers l’expressionnisme, et après la Seconde Guerre mondiale vers l’abstraction. Parallèlement, il forme à Bruxelles des artistes comme Nicolas de Staël, Maurice Wyckaert et Roger Somville.

Quant à Raymond Coninckx, alias Rem, né en 1904, peintre, dessinateur et graveur, il s’illustre avec des panneaux métallisés et des mosaïques. Ses œuvres s’enracinent dans son histoire : séparé très tôt de ses parents, il garde une nostalgie des campagnes et forêts de son enfance. Ses œuvres sont acquises par l’État belge, la commune de Saint-Josse-ten-Noode et le Musée des Beaux-Arts de Liège.
Enfin, René Huin découvre les techniques de la peinture monumentale, de la gravure et de la tapisserie à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, et approfondit la fresque et le vitrail à La Cambre auprès de Paul Delvaux. Il s’oriente vers des compositions de plus en plus épurées, inspirées de la nature, à partir de souvenirs.
Àmare en Flandre
Àmare est né en 2023 d’une collaboration entre Luc Beke, organisateur de De Blauwe Zaal et du domaine viticole Mérula, et la curatrice Annelies Ysebaert, de la galerie éponyme, qui explique : « Il m’importe que l’art ne reste pas entre quatre murs ». Àmare 2026 réunit des artistes belges et internationaux parmi lesquels Wim Delvoye, Arne Quinze, Sofie Muller… L’édition 2026 investit l’ancien hôpital Saint-Jean, à Damme, devenu théâtre d’œuvres d’art autour de la vulnérabilité et du lien entre les êtres, l’art du soin étant le thème de cette édition. Le parcours se poursuit au bord de l’eau, dans les champs, sur des places.
UNI chez Annie Gentils à Anvers

Bois, carton, papier d’emballage, impression noir et blanc, époxy, crayon rouge sur papier 300 g, pièce unique, 29×40×5 cm © DR
Enfin, à l’occasion de l’Antwerp Pride — du 5 au 9 août —, sur le thème Fearless, la Galerie Annie Gentils a ouvert le 1er août UNI, une exposition collective réunissant des artistes LGBTQIA+ et leurs soutiens. Organisée par Annie Gentils et Tom Sanders, l’exposition est dédiée à la mémoire de Marijke De Roover (1990-2026), décédée dans un accident tragique le 25 juillet, à peine une semaine avant le vernissage d’UNI. Parmi la trentaine d’autres artistes, on compte des noms belges éminents comme Kasper Bosmans, Luc Tuymans ou Jonathan Paepens.
UNI s’inscrit aussi dans le cadre de TOGETHER, initiative qui vise à renforcer la visibilité de la communauté artistique anversoise dans le cadre de l’Antwerp Pride 2026.
