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Voyages aux États-Unis : les réservations des Belges repartent à la hausse

Pendant deux ans, depuis le retour de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, les voyageurs belges ont quelque peu boudé ce pays pour leurs vacances. Mais une Coupe du monde de football et un dollar bon marché plus tard, tout cela a bien changé ! Les réservations pour cet automne sont en augmentation de 9 %, avec un véritable plébiscite pour des city trips à New York, selon les récentes données de Connections, leader belge du marché des voyages vers les Etats-Unis.

Depuis que le climat politique a changé il y a deux ans et que le ton envers l’Europe s’est durci, de nombreux Belges avaient reporté leur voyage. Il faut payer davantage pour les autorisations ESTA, les réseaux sociaux sont filtrés et des personnes sont refoulées à l’arrivée aux Etats-Unis, etc.

Changement de mentalité

Après le mondial de foot remporté par l’Espagne et qui a vu les Diables Rouges être éliminés en quarts de finale par le futur lauréat, les touristes belges ont manifestement retrouvé une image plus positive des Américains et de ce pays où tout est hors proportion. « Ces impressions, combinées à un dollar bon marché et à des prix de billets relativement bas, semblent à nouveau convaincre de nombreux voyageurs », constate Frank Bosteels de Connections.

Tout cela alors que les électeurs américains sont appelés aux urnes en ce début novembre pour les élections de mi-mandat (midterms). Cela pourrait rendre la tâche de leur président Donald Trump, dont les propos et décisions sont parfois très clivants, un peu plus compliquée.

« Bien que le nombre de réservations reste inférieur au niveau d’il y a deux ans, la tendance observée ces derniers mois est encourageante. Au-delà des propos parfois virulents tenus par certains responsables politiques, cela reste en effet un pays qui a énormément à offrir aux voyageurs : des métropoles animées à des paysages naturels impressionnants, en passant par des road trips », pointe Frank Bosteels.

New York au top pour Noël

En parlant de métropoles animées, comment ne pas évoquer New York, qui est le principal moteur de cette croissance des réservations de touristes belges pour les vacances d’automne et de Noël, avec près de la moitié de réservations en plus (+48 %) par rapport à la même période l’année dernière.

« New York est et reste la destination incontournable pour les touristes belges. « La ville qui ne dort jamais » a d’ailleurs énormément à offrir tout au long de l’année. Outre de nombreux sites incontournables tels que la Statue de la Liberté ou le Guggenheim, les vacances d’automne permettent également de faire de magnifiques promenades dans un Central Park recouvert d’un tapis de feuilles colorées », vante Frank Bosteels.

Selon lui, la célèbre parade d’Halloween du 31 octobre et le marathon de New York le lendemain, auquel ont participé de nombreux Belges, ont notamment pu avoir un impact sur ces réservations en hausse.

Plus largement, de nombreux Belges ont déjà réservé ces derniers temps un voyage aux États-Unis pendant les vacances de Noël. Ainsi, un tiers en plus (+30 % par rapport à l’année dernière) passera les fêtes de fin d’année à Big Apple, tandis que près de deux tiers en plus (+60 %) se rendront en Floride.

Prix des billets et taux de change

Mais qu’est-ce qui explique, outre le succès de la Coupe du monde de football, un tel regain d’intérêt ? Le recul du tourisme a fait que les billets d’avion à destination des États-Unis étaient relativement bon marché ces derniers temps par rapport à d’autres destinations lointaines, analyse-t-on chez Connections. De plus, le dollar équivaut aujourd’hui à 0,90 euros, soit un taux favorable. Les tensions au Moyen-Orient font également hésiter certains voyageurs à faire escale à Dubaï ou à Abu Dhabi, deux plaques tournantes importantes pour les vols à destination de l’Asie. Les États-Unis apparaissent donc à nouveau plus clairement comme une alternative.

Selon le tour-opérateur, si le kérosène a renchéri ces derniers mois, les compagnies aériennes ne répercutent pour l’instant cette hausse que de manière limitée, souhaitant éviter que des tarifs plus élevés ne dissuadent encore davantage de voyageurs. Tout cela pousse les transporteurs européens desservant des destinations américaines à maintenir les prix des billets à un niveau raisonnable.

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