Points clés
Les prix du pétrole et du gaz ont bondi mondialement lundi suite à l’opération militaire des États-Unis et d’Israël en Iran, entraînant des frappes de représailles sur les alliés américains au Moyen-Orient. Cela a conduit à de fortes hausses des actions énergétiques tout en faisant chuter les indices de marché et causant d’importantes pertes pour l’industrie du voyage.
Faits marquants
- Les contrats à terme européens sur le gaz naturel pour avril ont grimpé de 42% après que QatarEnergy, un fournisseur majeur de gaz transporté par navire, a annoncé lundi l’arrêt de sa production.
- Les prix du pétrole ont également fortement augmenté lundi, avec le Brent s’élevant de 7,6% à 78,41 $ et le pétrole américain augmentant de 7,4% à 72,01 $.
- Les actions énergétiques ont profité de ces hausses de prix, avec les géants du pétrole Exxon Mobil (+1,75%) et Chevron (+1,48%) affichant une tendance à la hausse, ainsi que Totalenergies (+1,6%) et l’exportateur de gaz naturel Cheniere Energy (+5,97%).
- Le marché des voyages et loisirs a subi de lourdes pertes, avec des acteurs comme Carnival Corp (-10,2%), Norwegian Cruise Line Holdings (-10,5%) et MGM Resorts (-3,7%) en tête de la baisse.
- Le S&P, le Nasdaq et le Dow ont tous chuté d’environ 1% à l’ouverture du marché.
Chiffre clé
20%. C’est la part de l’approvisionnement mondial en pétrole qui transite par le détroit d’Ormuz, où le trafic des pétroliers a été pratiquement arrêté en raison du conflit.
Enjeux connexes
Les Émirats arabes unis, abritant les puissances régionales de l’investissement et du tourisme Dubaï et Abou Dhabi, toutes deux touchées par les frappes de représailles, ont fermé leur marché boursier jusqu’à mercredi pour se préparer aux répercussions financières.
Contexte
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes et de missiles coordonnées à travers les grandes villes iraniennes, dont Téhéran, Ispahan, Qom et Kermanshah. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué, ainsi que d’autres hauts responsables tels que le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Shamkhani. Le président Trump a présenté l’offensive comme nécessaire pour éliminer des menaces imminentes en provenance d’Iran et a exhorté les Iraniens à se soulever contre leur gouvernement, déclarant qu’il s’attendait à ce que davantage d’Américains meurent lors de l’opération, qui devrait durer « quatre semaines ou moins ». En représailles, l’Iran a lancé des missiles et des drones à travers le Moyen-Orient, ciblant directement Israël et frappant des bases militaires américaines et des infrastructures civiles dans les États du Golfe, y compris Bahreïn, le Koweït, le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Irak et les Émirats arabes unis, où les frappes ont causé des victimes civiles, des blessés et des dégâts à Abou Dhabi et Dubaï.
Cet article a été écrit par Martina Di Licosa et traduit par Forbes.be.
Cet article a été initialement publié sur Forbes.com
