Les racines de BÔTAN, cette marque de spiritueux non alcoolisés premiums, cocktails de plantes issus de la distillation des champs de la maison, plongent dans des terres familiales, exemptes de tous traitements chimiques depuis trois siècles.
Cette histoire entrepreneuriale a poussé d’un engagement de passion mené par son fondateur, Timothy Peeters. En 2017, ce jeune collectionneur de vins et de champagnes alors âgé de 23 ans a fondé cette initiative sur l’intuition que le monde de la gastronomie manquait d’une véritable alternative sans alcool, accordant la même importance à l’origine, au savoir-faire et au rituel que le vin et les spiritueux. Ayant grandi dans un environnement international, Timothy a bénéficié d’une éducation cosmopolite poussée qui lui a offert des outils de réflexion affûtés ; fasciné par la nature et porté par la volonté de fonder sa propre société, il a choisi de lancer sa propre activité. Son goût pour l’excellence a été forgé par les voyages (physiques et gastronomiques) de sa jeunesse, et sa pratique assidue du sport l’a poussé vers un mode de vie équilibré. En complément d’une école de business aux Etats-Unis, le jeune homme a mené ses études universitaires au Japon, se formant à la psychologie :
« à Tokyo, j’ai été happé par le sens du rituel. Tout y est scénographié : la cérémonie du thé, celle du saké… Chaque geste s’accompagne d’une dimension théâtrale et solennelle. Je déplorais que ce sens de la forme pour servir le fond fasse défaut au secteur des boissons sans alcool ».
Près de dix ans après leur création, les bouteilles sculptées issues de la distillerie BÔTAN sont servies avec des gants blancs, une scénographie soignée et une goutte de narration, principalement dans des établissements distingués par les guides officiels de la haute gastronomie. Un rituel qui fait autant partie de l’expérience que ce qui se trouve dans le verre.

Une distribution au compte-gouttes
« Notre gamme est resserrée pour être qualitative, et nous ne faisons ni de vente au détail ni e-commerce, car nous produisons une quantité très limitée de bouteilles, qui trouvent toujours preneur dans le contexte pour lequel il a été créé.
Nous gérons entièrement notre production, parce que nous sommes aujourd’hui la seule entreprise de boissons sans alcool au monde à être propriétaire de son propre domaine viticole. Tout est produit sur place, sur 3 hectares de zone écologique protégée, au domaine de La Garenne ».
L’exploitant s’enorgueillit de ce que le terrain familial n’a reçu aucun pesticide depuis plus de trois siècles. « C’est ici, à La Garren, que nous cultivons toutes nos herbes et épices. Elles passent à l’étape de la distillation dans les douze heures qui suivent leur récolte ». Cette maîtrise, du champ à la bouteille, constitue le coeur du modèle. Chaque bouteille nécessite environ 500 grammes de botanicals cultivés sur l’estate : un estate, 500 grammes de botanicals par bouteille et un maximum de douze heures entre la récolte et la distillation.
Tablant sur un développement à taille humaine, BÔTAN se concentre sur la haute gastronomie, fournissant 800 clients seulement, dont 161 restaurants étoilés au guide Michelin, en Belgique et à l’international. La touche de théâtralité réservée aux initiés ? En plus du choix de la bouteille, guidée en cave par le sommelier, les restaurateurs peuvent proposer à la vente quelques bouteilles à leurs meilleurs clients, qui ne les trouveront pas ailleurs. Ainsi, même en dehors du restaurant, la relation reste centrale.

Le secret d’un produit recherché
Si au début de l’entreprise, les clients ont mis du temps à réaliser le potentiel d’ajouter des boissons de distillerie non alcoolisées à leur carte, l’évolution de l’époque a validé l’intuition de Timothy Peteers.
« Désormais les sommeliers et les restaurateurs comprennent qu’il est important de proposer ce type de produits, et ils recherchent ce qu’il y a de meilleur et de plus exclusif. Je me considère avant tout comme un producteur de vin — qui se trouve simplement ne pas contenir d’alcool.
Tout commence et finit au domaine, et nous maîtrisons toute la chaîne d’approvisionnement en interne. Nous ne sommes pas des spécialistes du marketing, mais des producteurs et des agriculteurs ».
Semant sur le marché encore restreint, donc innovant, de la boisson soft haut de gamme, Bôtan se développe sans investisseurs extérieurs.
« Nous ne voulons pas définir le luxe par un prix aussi élevé que possible. En ce sens, nous incarnons ce qu’on pourrait appeler un « luxe accessible » : un produit que tout le monde a les moyens d’acheter, mais qui n’est pas forcément facile à obtenir. Il faut s’y prendre de la bonne manière, se rendre dans un restaurant gastronomique ou y être invité ».
L’entrepreneur a imaginé une autre façon pour le grand public d’obtenir ses bouteilles exclusives : une souscription réservée à cent particuliers par pays où la marque est présente, adhésion qui donne accès à des événements organisés sur le domaine de La Garenne. Il crée ainsi un cercle confidentiel autour de l’estate, donnant accès à des bouteilles et des expériences qui restent en dehors de la distribution traditionnelle de BÔTAN. Une expérience complète de spiritueux spirituels, qui n’impliquent que l’ivresse de l’exclusivité.
Cet article a été rédigé en étroite collaboration avec BÔTAN.
