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Les forces américaines frappent trois pétroliers iraniens selon la nouvelle politique « pétrolier pour pétrolier »

et
Mary Whitfill Roeloffs

L’essentiel

Les forces américaines ont frappé samedi matin trois pétroliers iraniens transportant du brut dans le golfe Persique et le golfe d’Oman. Cette opération s’inscrit dans une nouvelle politique de représailles dite « pétrolier pour pétrolier », destinée à dissuader l’Iran d’attaquer les navires empruntant le détroit d’Ormuz.

Points clés

  • Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a déclaré que les forces américaines avaient « définitivement neutralisé » les trois pétroliers à proximité de l’île iranienne de Kharg, de la ville portuaire de Jask et dans le golfe d’Oman.
  • Ces frappes interviennent après le lancement, par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), de missiles balistiques en direction de deux bâtiments de l’US Navy.
  • Les navires américains ont pu éviter les missiles et aucun blessé ni décès n’a été signalé. Les frappes de représailles menées samedi figurent toutefois parmi les premières opérations relevant de cette nouvelle politique, qui prévoit de cibler des pétroliers iraniens en réponse à chaque attaque de l’Iran contre un navire dans le détroit d’Ormuz.
  • La politique « pétrolier pour pétrolier » vise à empêcher l’Iran d’attaquer les navires utilisant cette voie stratégique pour le transport de pétrole. Elle entend également démanteler les infrastructures militaires — notamment les radars, les systèmes de défense aérienne et les capacités balistiques — utilisées par Téhéran pour menacer le trafic maritime.
  • Ces frappes ont été menées après des raids du CENTCOM contre une centaine de cibles militaires plus tôt dans la semaine. Les opérations visaient principalement les défenses aériennes iraniennes, les radars côtiers, les navires mouilleurs de mines et les plateformes de lancement de missiles de croisière antinavires situées le long du détroit d’Ormuz.
  • Aucun blessé n’a été signalé à ce stade à la suite des attaques de samedi. Plusieurs médias ont rapporté que les forces américaines avaient averti les navires par radio avant les frappes, laissant aux équipages le temps d’évacuer.

Déclaration clé

« Le message adressé au CGRI doit être clair : si vous tirez sur deux de nos navires, nous vous imposerons un coût économique encore plus élevé en neutralisant trois des vôtres », a déclaré samedi l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM. « Nous n’hésiterons pas à défendre les forces américaines et, si nécessaire, à détruire la flotte pétrolière limitée et exposée de l’Iran. »

Contexte

Les négociateurs ne sont pas parvenus à établir un cadre de paix depuis que les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran ont plongé la région dans la guerre plus tôt cette année. La nouvelle politique « pétrolier pour pétrolier » marque le passage d’une défense passive à des représailles économiques explicites au Moyen-Orient, alors que l’administration Trump cherche à imposer des sanctions financières directes à Téhéran. Le CENTCOM cible désormais de manière systématique les navires liés au « réseau fantôme » de l’Iran. Celui-ci comprend des sociétés écrans pesant plusieurs milliards de dollars, des structures offshore, des circuits bancaires opaques et une « flotte fantôme » de pétroliers utilisés pour contourner les sanctions internationales et financer les opérations militaires iraniennes.

Fait surprenant

Le prix du diesel a atteint vendredi un niveau record de 5,85 dollars par gallon aux États-Unis, soit environ 1,55 dollar par litre. La guerre a propulsé les cours mondiaux du pétrole et des carburants à des sommets historiques, principalement parce que les opérations militaires et les blocus maritimes ont pratiquement paralysé le détroit d’Ormuz. En temps normal, environ 20 % de l’approvisionnement pétrolier mondial transite par ce passage stratégique. Les marchés mondiaux de l’énergie intègrent désormais d’importantes primes de risque et la perspective de pénuries d’approvisionnement.

Cet article a été écrit par Mary Whitfill Roeloffs et traduit par Forbes.be à l’aide de IA.

Cet article a été initialement publié sur Forbes.com

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