13 140 euros pour une action Lotus Bakeries ! Cela fait beaucoup, beaucoup de speculoos… enfin de Biscoff, puisque c’est désormais l’appellation officielle du célèbre biscuit du côté de l’entreprise belge. Les 25 et 26 août derniers, son cours de Bourse a atteint ce sommet, ce qui l’a un temps fait entrer dans le top 10 des actions les plus chères au monde. Pourtant, hors de question pour le CEO de scinder cette action afin de partager le gâteau avec plus d’investisseurs.
Dès le lundi 24 août, comme pour marquer la rentrée des classes dans une partie du pays, le cours de Lotus Bakeries a dépassé pour la première fois le seuil des 13 000 euros, avant de continuer à légèrement grimper les deux jours suivants, pour ensuite quelque peu redescendre depuis lors.
Mais comment expliquer cette courbe ascendante ? Par des résultats financiers extrêmement solides, avec un chiffre d’affaires de 749,1 millions d’euros au premier semestre (+14 % par rapport aux six premiers mois de 2025). Le résultat net a atteint 98,08 millions d’euros, en progression de 23,5 %.
Et les investisseurs ne s’y trompent pas. Dès la fin juillet, dans l’attente de la publication de ces résultats, fixée au 7 août, le cours boursier progressait déjà. Il a commencé ensuite à grimper en flèche la semaine précédant cette communication au marché, pour poursuivre sur cette voie ensuite. De 10 680 euros le 23 juillet, on a donc atteint puis dépassé les 13 000 euros un mois plus tard !

Il faut dire que les ventes des produits de la gamme Biscoff sont excellentes, particulièrement à l’étranger, alors que l’entreprise espère en faire la troisième plus grande marque de biscuits au monde. La plus forte hausse de revenus a ainsi eu lieu en Europe, mais la progression des ventes est toutefois plus soutenue aux États-Unis, tant pour les biscuits que pour les pâtes à tartiner. La marque gagne aussi en popularité au Japon grâce à la tendance virale du « cheesecake japonais » sur les réseaux sociaux, qui consiste à associer du yaourt grec à des speculoos pour créer un dessert inspiré du cheesecake à la japonaise.
Cette tendance a contribué à une hausse de la demande pour les biscuits et s’est répandue sur un large éventail de marchés, relevait Lotus dans ses résultats semestriels. « Elle doit être considérée comme un accélérateur supplémentaire de la notoriété de la marque plutôt que comme un moteur structurel de croissance », nuançait-elle cependant.
Pour poursuivre le développement de la marque Biscoff, notamment en Amérique latine, Lotus va investir 500 millions d’euros, voire plus encore, dans trois sites de production, dont celui de Lembeke, en Flandre orientale. Cela représente le plus grand plan d’investissement de l’histoire du groupe.
En arrivant à un tel niveau, le cours de l’action Lotus Bakeries, aussi connue pour ses gaufres, madeleines ou frangipanes et pour les marques Dinosaurus, BEAR, TREK ou nākd., est devenu pratiquement inaccessible pour l’investisseur lambda. Selon les journaux De Tijd et L’Echo, qui relaient des données de l’agence de presse Bloomberg, en dépassant le cap des 13 000 euros, l’action avait même intégré le top 10 des actions les plus chères au monde.

Pas question pour autant de scinder l’action Lotus Bakeries afin de la rendre plus facilement négociable, a prévenu Jan Boone, le CEO et actionnaire familial de Lotus Bakeries. Pour lui, ce cours élevé symbolise le succès de l’entreprise ces dernières années et envoie un signal de réussite qui compte davantage qu’une accessibilité du titre, selon ses explications données à De Tijd et à L’Echo.
