C’est virtuellement la première application de rencontre 100% belge, née du désir de son créateur principal, Emmanuel Verstraeten, de concevoir une interface fondée sur la transparence et la sécurité, pour des rendez-vous sans fard (et peut-être même sans filtres).
Son nom est le fruit de la liaison entre « love allie » et « love locally ». C’est aussi le résultat de la cuisine du cœur mitonnée par Emmanuel Verstraeten (fondateur de Rouge Tomate à Bruxelles, concept développé à New York où il a obtenu une étoile au Michelin), l’initiateur du projet, après qu’il a lui-même expérimenté, sans avoir été convaincu, quelques-unes des apps les plus populaires sur le marché. Entrepreneur patenté, c’est après son divorce que la tech l’a tenté. Mais il tenait à ce que son postulat soit incarné : « j’ai voulu porter une vision sociétale qui replace vraiment l’humain au centre. Alors que le monde se dirige vers davantage d’IA, ce projet s’appuie sur la conscience que tout part de la vie réelle, et qu’on peut se retrouver à travers le digital. C’est une inversion du paradigme ».

L’idée a germé peu avant le confinement. S’ensuivirent deux années de recherche et développement (avec un investissement d’environ 300.000 euros), et le soutien de trois associés qui ont rejoint cette aventure entrepreneuriale : Dominique Derwa, ex-DG chez Payot, Helena Rubinstein et Shiseido Belgique-Luxembourg, qui a finalement réalisé son rêve – au moment de sa retraite – de lancer une start-up ; Vincent Vanhumbeeck, entrepreneur et dirigeant d’une société familiale spécialisée dans le bois et les panneaux, et Jack Vanhumbeeck, avec un profil financier et entrepreneurial. Lovally a inauguré son soft launch le 19 avril, pour une étape d’ajustement et d’observation : la véritable phase de séduction marketing débutera en septembre 2026, pour étendre progressivement sa communication dans d’autres grandes villes belges. Pour la prépondérance de sa population en Belgique, Bruxelles a été choisie comme lit d’essai pour Lovally.
La chair du projet
Fondée notamment sur une géolocalisation que les fondateurs ont intentionnellement voulue précise à « seulement » quelques dizaines de mètres (« on aurait pu faire beaucoup plus proche, mais nous avons choisi la sécurité pour les utilisateurs »), l’app développe un business model particulier : l’inscription est gratuite, mais engager une conversation coûte 0,99 euro. Un moyen de filtrer, mais aussi de souligner, la motivation du premier pas. Toujours pour sécuriser les échanges, tous les utilisateurs doivent se certifier : « en premier lieu, il convient de scanner son visage, image qui sera comparée aux photos uploadées, en particulier la première photo de profil, pour vérifier si elles correspondent. Nous proposons ensuite d’autres niveaux de certifications pour une sécurité encore plus avancée, grâce au scan de la carte d’identité, pour prouver qu’on est une personne réelle. Ça permet en outre de confirmer l’âge de la personne ».

Autre obligation pour utiliser l’app : la signature d’un code de bonne conduite, sur lequel l’équipe de cette start-up actuellement composée de cinq personnes a travaillé pendant trois mois : « on a recensé les désagréments qu’on peut rencontrer sur ou à cause des apps, on a réfléchi à ce qui engendre de la souffrance, et on a posé un cadre. Les utilisateurs doivent s’engager à le respecter, un peu comme on signe une politique de confidentialité ou des conditions générales ». Loin d’être anecdotiques, ces règles sont fondamentales pour les créateurs de Lovally, qui garantissent en outre une modération et des réponses (données par des humains !) sous 24 h pour tous les problèmes signalés, « ce qu’aucune autre app ne fait », affirme Emmanuel Verstraeten. Téléchargeable dans toute l’Europe, Lovally est disponible en français, en néerlandais et en anglais, avec un focus sur les rencontres locales : « l’objectif est vraiment de convertir la conversation virtuelle en rencontre réelle ». Et un modèle économique, en réussites romantiques.
