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Comment Kappa FuturFestival a amené des chefs étoilés à une rave party

« Attendez, on déjeune ici ? » Mon nouvel ami de festival, combinaison de cuir noir, tresses plaquées et front constellé de strass, se contente d’un éclat de rire et m’entraîne à l’intérieur.

Nous voici dans la Taverna Futurista, un restaurant entièrement vitré planté sur le site du Kappa FuturFestival, au Parco Dora, une ancienne usine automobile de Turin où les colonnes de fer rouillé se dressent encore comme des ruines industrielles.

Haute gastronomie dans l’atmosphère électro du Kappa FuturFestival à Turin
Le contraste entre la haute gastronomie et l’atmosphère brute d’un festival électro, basses dans la poitrine comprises, ne ressemble à rien d’autre. Kappa FuturFestival

Le décor est étrangement parfait : moitié plateau de film dystopique, moitié rave, avec une demi-douzaine de scènes réparties sur le site, de la techno à la house, chacune adossée à d’immenses écrans LED qui déroulent des visuels génératifs derrière les DJ. Deux d’entre elles encadrent la boîte de verre. Une troisième résonne droit devant moi. Quelque part dans mon dos, un chef étoilé prépare un risotto au rooibos derrière une paroi vitrée, avec la concentration qu’on attendrait d’une salle silencieuse et nappée de blanc. À ceci près que le sol vibre et que les basses cognent dans ma cage thoracique.

C’était le pari de Kappa pour 2026, et sa toute première tentative : pendant trois jours, cinq chefs se sont succédé dans la boîte de verre, dont quatre étoilés au Michelin. Six étoiles au total.

Kappa n’est pourtant pas le premier festival de musique électronique à inviter la haute cuisine dans un cadre aussi peu orthodoxe. Le festival belge Tomorrowland a ouvert la voie avec un restaurant avec service à table surplombant sa Mainstage, longtemps connu sous le nom de MESA et intégré aujourd’hui au festival sous l’appellation Tomorrowland Mainstage Restaurant. Un casting tournant de chefs étoilés, Roger van Damme, Nick Bril, Thijs Meliefste et Marcelo Ballardin pour l’édition 2026, y compose chaque année un menu inspiré du thème du festival, cette fois Consciencia.

Du côté des grands festivals généralistes, Coachella a été le premier à s’y risquer en s’associant à Outstanding in the Field : de longues tablées communes dressées en plein champ californien, il y a plus de dix ans. Mais personne n’avait encore réuni autant de chefs de ce calibre en trois jours. C’est chose faite avec le Kappa FuturFestival 2026, à Turin. Au menu des étoilés : Davide Di Fabio, Tiziana Francoforte, Francesco Brutto, Enrico Crippa et Dennis Panzeri.

La bouteille de vin qui a tout déclenché

Toute bonne idée italienne, et française, oserais-je dire, naît autour d’une bouteille partagée. Jacopo Dosio, le sommelier à l’origine du concept, dirige le programme vin du groupe de restaurants qui gravite autour de Piazza Duomo, la table étoilée d’Alba, petite ville médiévale au cœur du vignoble piémontais, où le chef Enrico Crippa fait bouger discrètement la cuisine italienne depuis vingt ans. Dosio venait à Kappa en simple festivalier depuis 2015, bien avant d’imaginer y emmener des chefs.

« Nous étions en Sardaigne cet été-là avec l’un des cofondateurs du festival, au fond d’une bouteille de vin », me raconte-t-il en haussant poliment la voix pour couvrir la musique, « et nous nous sommes dit : ce serait bien de faire entrer mon monde dans le vôtre. » Son associé sur le projet s’appelle Paolo Vizzari, critique gastronomique qui a hérité de son père, Enzo Vizzari, l’une des plumes culinaires les plus respectées d’Italie, à la fois d’une fourchette et d’un carnet d’adresses.

Vizzari a passé son enfance dans les meilleures tables du pays et des années à organiser des événements gastronomiques. À eux deux, ils avaient le vin et la liste d’invités. Restait à trouver un nom.

Paolo Vizzari et Jacopo Dosio, curateurs de la Taverna Futurista
Les curateurs de la Taverna Futurista : le critique gastronomique Paolo Vizzari et le sommelier Jacopo Dosio. Lanee Lee

Le festival en tenait un en réserve. « J’ignorais que le concept était né du mouvement futuriste », reconnaît Dosio. La journaliste que je suis a elle aussi dû lancer une recherche sur la « cuisine futuriste ». Ce courant d’avant-garde du début du XXe siècle vouait aux gémonies les plats traditionnels trop lourds, les pâtes en tête, et transformait volontiers la nourriture en art, à l’image du Pollo Fiat.

Le nom Taverna Futurista renvoie directement à La Taverna del Santopalato, le véritable restaurant futuriste que le poète Filippo Tommaso Marinetti avait ouvert à Turin en 1931. Six mois d’existence, puis plus rien. Pour creuser le sujet, lisez La Cucina Futurista. Dosio et Vizzari en ont rouvert une version contemporaine quatre-vingt-quinze ans plus tard, au beau milieu d’une rave.

Restait à convaincre quelques-uns des chefs les plus courus d’Italie de venir cuisiner dans un festival de musique électronique. Pour certains, il a fallu insister. Pour d’autres, cela tenait de l’évidence.

« Cuisiner à la Taverna Futurista, c’était un rêve », me confie le chef Davide Di Fabio après son déjeuner du vendredi. « Quand Paolo m’a appelé pour me parler du projet, je n’ai pas hésité une seconde. »

Juste avant le premier service, Vizzari se poste en bout de salle et donne le ton. « Ce n’est pas un simple déjeuner », lance-t-il aux trente convives. « Je vous promets que ce ne sera pas ce à quoi vous vous attendez. » Il ne plaisantait pas.

Déjeuner inaugural de la Taverna Futurista signé Davide Di Fabio
Le déjeuner inaugural de la Taverna Futurista, signé Davide Di Fabio. Kappa FuturFestival

Les tables gastronomiques de Kappa

Le déjeuner qui a lancé la Taverna Futurista était signé Davide Di Fabio : plusieurs services, un vin par plat, serviettes en tissu, marque-places manuscrits, couverts posés sur des répliques miniatures des piliers rouillés emblématiques du festival, service au cordeau. Toute la mise en scène.

Le chef Davide Di Fabio présente son plat de pâtes
Le chef Davide Di Fabio présente son plat de pâtes. Lanee Lee

Di Fabio a passé seize ans comme bras droit de Massimo Bottura à l’Osteria Francescana avant de décrocher sa propre étoile au Dalla Gioconda. Il a ouvert le week-end avec un menu bâti sur l’Adriatique : une réduction d’eau de tomate aux amers et au thé noir, une laitue de mer à la bottarga et au sésame, et une crêpe Suzette retravaillée en un dessert qu’il a baptisé Neola, du nom d’une gaufrette croustillante et sucrée populaire dans le centre de l’Italie.

« La cuisine et la musique sont mes deux plus grandes passions depuis l’enfance », m’écrit Di Fabio quelques jours plus tard sur WhatsApp. « Je passais des heures en cuisine à essayer de comprendre comment un goût se construit, et tout autant près de la cabine du DJ, à observer comment un son se construit et une atmosphère se crée. »

À propos d’atmosphère, une assiette a fait soupirer toute notre table : trois crevettes dans une réduction de betterave rose vif, striée de lignes noires et blanches, dressées avec la précision d’une maison qui affiche deux ans d’attente.

Un restaurant de verre transformé en installation vivante

Vitré du sol au plafond, le restaurant faisait partie du spectacle. Le scénographe avait rendu les parois réfléchissantes depuis l’extérieur : les convives voyaient la foule, la foule ne voyait pas grand-chose. Résultat, les festivaliers passaient, apercevaient leur reflet et se recoiffaient ou rajustaient leur col, sans se douter qu’une tablée en plein repas suivait toute la scène.

Le meilleur poste d’observation du festival se trouvait sans conteste à l’intérieur de la Taverna.

Heure du cocktail à la Taverna Futurista pendant Kappa FuturFestival
L’heure du cocktail à la Taverna Futurista. Kappa FuturFestival

Le soir venu, place à l’apéritif

À la nuit tombée, l’ambiance de la taverne changeait du tout au tout. Formule debout, tables hautes et plats à partager, de 19 à 22 h. L’Aperol Spritz coulait d’un côté, les verres de vin étaient servis au centre de la salle, et les assiettes de salades, de fruits de mer, de paninis, de pâtes et de douceurs circulaient, souvent portées par Vizzari et Dosio en personne.

« Nous avons pensé le déroulé de la soirée pour que les festivaliers puissent passer boire un verre et manger un morceau avant un set, puis revenir après », explique Gianluca Brignone, l’un des trois cofondateurs du festival.

L’énergie et le public collaient à l’intention : un cocktail de célébrités. Parmi les invités, des DJ de renom comme Seth Troxler, venu de Detroit et passé entre deux sets, les fondateurs du festival, et une belle brochette de noctambules bien informés, tous convaincus qu’un festival électro doublé d’une table gastronomique relève du nec plus ultra.

Tiziana Francoforte a emmené tout Palerme avec elle

Tiziana Francoforte, aux fourneaux du Gagini à Palerme, en Sicile, assure que rejoindre Kappa n’a pas vraiment demandé réflexion.

« La street food palermitaine est née dans la rue, façonnée par les gens qui se rassemblent, par le bruit, l’énergie et le partage », écrit-elle par e-mail. « Ce sont exactement les ingrédients que je retrouve au Kappa FuturFestival. »

Elle a construit son menu du vendredi soir, sobrement intitulé Tout sur le thon, autour du seul poisson : lattume de thon frit aux abricots aigres-doux, carpaccio posé sur pastèque et haricots verts avec bottarga râpée par-dessus, laitue de Scicli, ventrèche de thon et salmoriglio.

DJ de renom à la Taverna Futurista
Des DJ de renom sont eux aussi passés par la Taverna. Lanee Lee

Le menu s’achevait sur des fusilli au ragù de thon chargé de travers de porc, de ’nduja et de caciocavallo ragusano. Pas exactement le « dîner de poisson léger » que le mot thon laisse imaginer. Elle ne visait pas le plat spectaculaire. « Je veux que les gens découvrent un autre visage de la Sicile », dit-elle, « contemporain, mais profondément attaché à ses racines. »

Francesco Brutto a quitté l’université pendant un set des Chemical Brothers

Chaque chef a son histoire d’origine, une raison d’avoir emmené son savoir-faire dans un cadre aussi peu orthodoxe. « J’ai décidé d’arrêter l’université et de devenir cuisinier pendant un DJ set des Chemical Brothers », raconte Francesco Brutto, chef exécutif aux côtés de Chiara Pavan au Venissa, table étoilée de l’île de Mazzorbo, dans la lagune vénitienne. Son déjeuner du samedi a poussé loin la logique de durabilité qui fait la réputation du Venissa.

« Un festival beau et durable a besoin d’une cuisine belle et durable », résume Brutto.

Au programme : un toast au kimchi brésilien, une crêpe de bette à carde au pesto, des tortellini au tamarin dans une double crème à l’Angostura et un tiramisu à la cacahuète servi avec un café d’artichaut.

Le soir, changement de braquet complet : il a transporté à Turin la culture des bacari vénitiens, ce rituel de vin et de petites assiettes construit autour des cicchetti, qu’il décrit en riant comme « ce que les gens doivent manger pour ne pas finir ivres ». Au menu : baccalà mantecato, le classique vénitien de morue fouettée, polenta et seiches, pizza frite et, pour finir, une lasagne tiède à la bolognaise de fruits de mer de l’Adriatique.

Quant à son propre programme de festivalier, il était bouclé avant même le premier service : « J’attends Four Tet, Skrillex, Carl Cox et Richie Hawtin avec impatience. »

Enrico Crippa a apporté le calme dans le chaos

Le dernier déjeuner de la Taverna Futurista revenait au chef le plus décoré de l’affiche : Enrico Crippa, qui officie le reste de l’année aux trois étoiles de la Piazza Duomo, à Alba, et cultive un jardin qu’il préférerait sans doute ne pas quitter. Il a été le premier à reconnaître que le volume sonore n’était pas tout à fait son élément. « C’est peut-être un peu trop bruyant pour quelqu’un comme moi, qui préfère le calme du matin dans son potager », admet-il. Le rythme lui a servi de fil conducteur.

« La musique électronique repose entièrement sur le rythme, l’abstraction et la répétition hypnotique », observe Crippa. « À bien des égards, c’est exactement comme cela que j’aborde la structure et le tempo d’un plat. »

Son menu s’ouvrait sur un Antipasto Futurista composé de légumes colorés, courges, tomates et oignons, l’assiette d’oignons à elle seule m’a bluffée, délicate, sans la moindre agressivité, à en redemander, et s’achevait sur un plat littéralement intitulé De Balla à Prampolini : couleurs et formes du futurisme, clin d’œil à deux peintres futuristes bien réels, qui ressemblait à une cacophonie de bouchées carrées, colorées et sucrées.

Entre les deux, sa pièce maîtresse : un risotto épuré au rooibos et au thé de Chine, conçu pour toucher le sucré et l’amer dans la même cuillerée. « Un choc immédiat pour les sens », selon ses mots. Ce qu’il souhaite pour la suite, dans les festivals du monde entier ? « Que la nourriture devienne une extension de la programmation, une bande-son comestible. Pas une pause dans la fête, mais une partie de l’œuvre. »

Plus tard dans la nuit, Dennis Panzeri, qui dirige La Piola, la trattoria décontractée à l’ardoise de la Piazza Duomo supervisée par Crippa, prenait la main pour le dîner-cocktail. Son menu du dimanche soir est resté fidèle à cet esprit de trattoria : salade russe rouge, focaccia aux blettes et au Raschera, salade de poulet et un dessert malicieusement baptisé glace Matrix.

Quel vin servir dans un festival électro italien ?

Sans surprise, nous sommes en Italie : quel que soit le chef à la manœuvre, la carte a puisé sans faiblir dans la royauté viticole du Piémont. Un Alta Langa D.O.C.G. et le Langhe Arneis Blangè 2025 de Ceretto ouvraient chaque repas, midi et soir, sans exception.

Le rouge changeait selon l’heure : les trois déjeuners, Di Fabio, le service Venissa de Brutto et Crippa, ont reçu un Barbaresco Bric Turot 2022 de Prunotto, assez structuré pour tenir un menu dégustation complet. Les trois dîners, Francoforte, le service vénitien plus décontracté de Brutto et Panzeri, se sont vu servir un Langhe Nebbiolo Occhetti 2023 de Prunotto, plus léger et plus souple, pensé pour des bouchées plutôt que pour des plats.

Et le bouquet final, au sens propre, fut une bouteille de six litres, un mathusalem dans le jargon, de Barolo Prunotto 2018. Oui, elle a été finie en moins d’une heure. Comment faire autrement ? Le cofondateur Gigi Mazzoleni, affectueusement surnommé le maire officieux de Turin, est passé le dernier soir pour évoquer sa vision de la Taverna Futurista. Il imagine le festival tout entier comme une ville, où le visiteur pourrait se régaler sous tous les angles.

« J’imagine le festival comme une ville où chacun peut profiter de tous les points de vue », dit-il. « C’est pourquoi, au-delà du classique burger de festival, je voulais proposer une nourriture et des vins d’une qualité exceptionnelle. »

Mission accomplie.

Seth Troxler sert des sandwiches entre deux sets à Turin
Le DJ Seth Troxler sert des sandwiches entre deux sets, à Turin. Kappa FuturFestival

Munchietown débarque à Kappa

Au-delà de la Taverna, Kappa avait d’autres surprises culinaires en réserve : un restaurant avec service à table dans le carré VIP, et un pop-up de DJ en plein centre-ville.

Mais pas n’importe quel pop-up. DJ Tennis, habitué de Kappa et cuisinier de formation, a ramené à Turin son projet culinaire Munchietown, associé à Seth Troxler pour un comptoir de sandwiches installé à Porta Palazzo, le plus grand marché en plein air d’Europe. Le comptoir éphémère Seth & Manni’s y servait notamment un porc effiloché accompagné de pickles. La foule s’est pressée pour apercevoir les DJ-cuisiniers de plus près et repartir avec un sandwich haut de gamme sur pain à croûte épaisse. Beats et bouchées : le modèle tient parfaitement la route.

Le lendemain, dans les coulisses du set de Peggie Lou, je suis tombée sur Troxler et lui ai fait un compliment sur le sandwich mortadelle-roquette que je venais de manger.

« Sérieux ? Tu n’as pas essayé celui à la tomate ?? » s’étrangle Troxler. « Ce sandwich à la tomate, c’est le plus charnu, le plus dingue de tous… et je ne suis même pas du genre à manger des légumes. »

À noter pour Kappa 2027, ou pour un autre projet Munchietown, comme le restaurant en dur d’Ibiza, lui aussi baptisé Seth & Manni’s, qui ouvre cet été.

Art et techno à Turin

Ailleurs en ville, Kappa proposait aussi un programme baptisé Art et Techno, une option payante qui emmenait les participants à travers Turin en milieu de journée : musées, collections d’art privées, chocolatiers, jusqu’à l’ancienne piste d’essai Fiat du Lingotto, guidés par un Turinois qui connaissait visiblement sa ville mieux que n’importe quelle application.

On pouvait donc danser toute la nuit, et jusqu’au petit matin dans les after, dormir un peu, visiter la ville dans la journée et revenir à temps pour l’apéritif du soir. Une boucle étrange, mais parfaitement huilée.

Retour à mon premier après-midi turinois, des heures avant que je pose les yeux sur une boîte de verre ou que j’entende parler d’un mouvement culinaire futuriste. Dans la navette qui reliait l’aéroport au centre-ville, j’ai voyagé avec Roman Lefebvre, artiste français installé à Miami, en route pour monter une sculpture-totem en LED conçue pour la scène Voyager et synchronisée avec le set de Maceo Plex : une ballerine, son épouse, devait danser en miroir avec son propre double projeté une fois l’installation en place.

Quand il a appris que j’étais journaliste gastronomique, il m’a demandé : « Quel est le repas le plus mémorable de ta vie ? » La question revient souvent, et je réponds en général quelque chose de convenu, comme le dîner de Thanksgiving de ma grand-mère, puisque c’est elle qui a fait de moi une gourmande. Mais après trois jours de grand écart entre la haute cuisine de chefs habités et l’hospitalité généreuse à l’italienne, le tout sur fond de basses et de public fascinant à observer, ma réponse pourrait bien changer.

Pas à cause d’un plat en particulier, mais parce que je l’ai mangé dans une boîte de verre, avec un drop de basse en fond sonore et, à un mètre de moi, un chef qui a abandonné l’université pour les arts culinaires. Le Thanksgiving de ma grand-mère reste imbattable côté saveurs. Mais il ne m’a jamais fait battre le cœur.

Où bien manger dans les festivals électro

Et si vous avez manqué la gastronomie version Kappa cette année, rassurez-vous : ce n’est pas la seule rave à tenir un carnet de réservations. Quelques festivals électro à surveiller si le duo beats et bonne chère vous tente :

  • Tomorrowland 2027, Belgique : le pionnier. MESA, restaurant avec service à table surplombant la Mainstage, confie sa cuisine à une équipe de chefs différente à chaque édition.
  • Tomorrowland, Las Vegas : Tomorrowland vient de confirmer une édition à Las Vegas pour 2027, son premier festival autonome aux États-Unis. Ni date, ni lieu, ni format n’ont encore été annoncés, mais si l’on en croit le vaisseau amiral belge, un restaurant façon MESA pourrait bien apparaître sur le Strip.
  • ZoukOut, Singapour : le festival s’est associé au Burnt Ends, table australienne étoilée spécialiste du barbecue, et au chef espagnol Nandu Jubany pour un dîner dégustation de 150 couverts en bord de mer.
  • Kappa FuturFestival 2027 : les places pour la Taverna Futurista s’ajoutent au panier lors de la réservation, sur la billetterie officielle du festival.

Cet article a été écrit par Lanee Lee et traduit par Forbes.be.

Cet article a été initialement publié sur Forbes.com

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