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Comment Mohamed Bdj prend ses décisions d’entrepreneur

À ce niveau de visibilité, la question n’est plus de savoir comment se faire connaître, mais comment choisir. Sujets, projets, sollicitations : les options se multiplient, et chaque décision engage une image publique. Chez Mohamed Bdj, ces arbitrages reposent sur un critère principal : la capacité d’un projet à garder du sens dans la durée, bien au-delà de l’intérêt qu’il suscite sur le moment.

Du premier projet à une méthode de décision : le parcours de Mohamed Bdj

En 2017, alors qu’il est encore étudiant, Mohamed Bdj découvre l’entrepreneuriat en ligne. Comme beaucoup de parcours de ce type, le sien commence sans plan établi. Les premières décisions se prennent vite, souvent à l’instinct, parce qu’il faut avancer avant de pouvoir juger ce qui fonctionne.

Avec l’expérience, cette manière de faire évolue. Chaque projet apporte ses enseignements, et une grille de lecture se dessine peu à peu. Son activité se structure par étapes, à mesure que ses choix deviennent plus réfléchis, comme en témoigne le parcours présenté sur le site officiel de Mohamed Bdj.

C’est un apprentissage que connaissent la plupart des entrepreneurs. Au départ, on décide pour saisir une occasion. Plus tard, on décide pour protéger ce que l’on a mis des années à mettre en place. La nature même de la décision change, et avec elle les critères qui la guident.

Une question avant chaque projet : aura-t-il encore du sens dans un an ?

Avant de s’engager, Mohamed Bdj part d’une question : « La question que je me pose, c’est : est-ce que ce contenu ou ce projet aura encore du sens dans un an ? » Puis : « Est-ce qu’il peut créer quelque chose derrière, une communauté plus solide, un projet, une marque ou une relation durable avec les gens qui me suivent ? »

La formule déplace le centre de gravité de la décision. Un projet n’est plus évalué à ce qu’il rapporte immédiatement, mais à ce qu’il permet de bâtir ensuite. Une opportunité séduisante mais isolée, qui ne s’inscrit dans aucune continuité, perd de son attrait. À l’inverse, une initiative plus modeste peut l’emporter si elle renforce un ensemble existant.

Pourquoi Mohamed Bdj trie davantage à mesure que les opportunités se multiplient

La croissance d’une activité produit un paradoxe bien connu des dirigeants. Au début, la difficulté consiste à trouver des occasions. Ensuite, elle consiste à les trier. Les propositions arrivent plus nombreuses, plus variées, et toutes ne vont pas dans la même direction.

Mohamed Bdj le résume ainsi : « Mon audience me donne beaucoup d’opportunités, mais justement, j’essaie d’être plus sélectif. »

Plusieurs critères reviennent lorsqu’il évalue un projet ou un investissement. « Je regarde d’abord si je comprends le projet et si je crois réellement à son potentiel. Ensuite, je regarde les personnes derrière, la manière dont le projet peut évoluer et surtout si ça correspond à ce que j’ai envie de construire sur plusieurs années », détaille-t-il, avant d’ajouter : « Une opportunité peut être intéressante sur le papier, mais si je ne vois pas de cohérence ou de valeur sur le long terme, je préfère passer. »

Compréhension du projet, qualité des personnes qui le portent, cohérence avec l’ensemble : ces critères montrent qu’il ne limite pas sa décision au bénéfice immédiat que peut représenter une opportunité. Ils visent aussi à éviter un engagement que l’on regretterait une fois l’enthousiasme retombé.

Renoncer, une décision à part entière

La partie la moins visible de sa méthode tient dans ce qu’il choisit de ne pas faire. Interrogé sur la décision qui lui a le plus appris ces dernières années, il répond : « Probablement apprendre à dire non. » Et d’expliquer : « Au début, on a tendance à vouloir saisir toutes les opportunités parce qu’on a peur d’en laisser passer une bonne. Avec le temps, j’ai compris que certaines décisions importantes consistent justement à ne pas lancer un projet, à attendre ou à rester concentré sur ce qui fonctionne déjà. »

Concrètement, renoncer prend plusieurs formes. Laisser passer une opportunité séduisante sur le papier mais sans cohérence avec le reste de ses activités. Différer un lancement plutôt que de le précipiter. Consolider ce qui fonctionne plutôt que d’ouvrir un nouveau chantier. À chaque fois, la question devient de savoir si l’engagement mérite réellement le temps et l’attention qu’il exigera.

Dans la culture entrepreneuriale, l’action est souvent valorisée pour elle-même. Pourtant, plus les opportunités augmentent, plus la capacité à ne pas agir devient elle-même une forme de décision. Un refus coûte peu sur le moment, et bien moins, à terme, qu’un engagement mal choisi qui mobilise du temps, de l’attention et de la crédibilité.

Mohamed Bdj, une posture d’entrepreneur et d’investisseur

La création de contenus reste l’une des activités de Mohamed Bdj, aux côtés de ses entreprises, de ses investissements et des projets qu’il développe. « Aujourd’hui je ne vois plus les réseaux comme une finalité. Ils font partie d’un ensemble plus large », explique-t-il.

Sa manière de piloter ces activités prolonge les critères évoqués plus haut. « J’essaie surtout de consacrer mon temps aux projets sur lesquels je peux vraiment apporter quelque chose. Je ne cherche plus forcément à être partout », résume-t-il. Selon les périodes, son attention se porte davantage sur une entreprise, un investissement ou un projet en développement, avec une constante : « L’idée, c’est surtout de garder du temps pour les décisions importantes et de ne pas disperser mon attention. »

Son parcours rappelle une réalité que la plupart des entrepreneurs finissent par découvrir : la qualité d’une trajectoire se joue moins dans les opportunités saisies que dans celles que l’on a su laisser passer.

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